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Elle pouvait entendre les pas lourds de Bill à l’étage.
Natsi n’avait pas l’habitude de se laisser gagner par le stress, mais entendre l’artilleur faire les cent pas juste au-dessus de sa tête, alors qu’elle scrutait éperdument l’horizon, écrasée par la chaleur, en se demandant qui de Jonas ou de la horde de Salmenk débarqueraient en premier, tout cela mettait ses nerfs à rude épreuve. Elle se demandait même comme l’Espagnol arrivait à dormir dans le coin de la pièce. Entre le bruit régulier des pas et cette mort qui leur pendait au nez si leur pilote ne se bougeait pas les fesses, Natsi n’aurait jamais pu fermer l’œil. Pourtant, on racontait partout que c’était la capitaine qui avait le plus de sang-froid dans cette bande de chasseurs de prime. Elle commençait à se demander si sa réputation n’était pas galvaudée. Ou peut-être commençait-elle à se faire trop vieille pour ces conneries.
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