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Après avoir passé plusieurs années (oui, vraiment) à essayer de réécrire le tome III de l’Horloge de la XIIIe Heure, sans parvenir à finaliser quelque chose qui me plait, j’ai ressenti le besoin de reprendre les bases. Écrire. Juste écrire. Sans la pression de sortir un long texte, une suite cohérente.
Le marathon de la nouvelle est un exercice parfait pour ça. Cela faisait déjà quelque temps que je voulais en refaire un, il m’aura fallu discuter avec un collègue en fin d’année dernière, pour me rendre compte que je repoussais la chose pour de mauvaises raisons (des excuses de 💩).
Donc après un petit coup de pied au derrière, je me suis lancé en début d’année.
Le projet Marathon de la nouvelle : objectifs
L’objectif de ce projet est assez simple : écrire tous les jours dans des styles différents des histoires autonomes, avec des tons et des temps différents, en commençant par une phrase imposée.
À l’origine, pour mes deux premiers marathons, je traînais dans la communauté française du NaNoWriMo, ce qui m’a permis d’avoir un nombre conséquent de phrases d’accroche. Malheureusement, avec le temps et la fin du NaNo, cette communauté s’est quelque peu délitée, et j’ai perdu cette source de phrases. Je me suis tourné vers un générateur en ligne. Ce n’est pas très efficace (j’ai parfois perdu 1h pour trouver quelque chose d’inspirant), mais ça m’a permis d’écrire.
J’ai tenu 100 jours d’affilée en écrivant suivant les contraintes, à 3 exceptions près :
- 1 jour où j’ai été malade et vraiment pas en état d’écrire (mais j’avais 1 texte de secours en réserve)
- 1 jour où je n’ai pas réussi à trouver de phrase d’accroche et j‘ai finalement écrit quelques micro nouvelles en 2 actes avec les phrases qui m’avaient quand même fait réagir
- La randonnée… qui devait être une nouvelle autonome comme les autres et s’est transformée en novella (de 22 épisodes à ce jour, mais comme dirait l’autre « et c’est pas fini »).
Je vous épargne les données chiffrées du type nombre total de mots écrits ou nombre de nouvelles par types d’histoires (j’avais aussi un peu la flemme d’ouvrir toutes les nouvelles pour compter 😅).
Ce que j’en tire
Depuis 100 jours, écrire tous les jours est devenu une habitude ancrée dans ma routine quotidienne. Elle m’oblige à planifier (ou au moins à y réfléchir) plusieurs jours à l’avance en fonction des différentes activités du monde réel.
Ce n’est pas toujours simple d’écrire après une journée de boulot, voire après une séance de sport en plus, mais j’ai bien tenu le rythme, je suis content de moi sur ce point.
J’ai essayé d’écrire à un peu tous les moments de la journée, mais en bon artiste cliché, les moments les plus propices sont à partir de 22 heures, quand l’urgence commence à se faire sentir. Ça m’a parfois fait des nuits courtes, mais ça en valait la peine.
Je suis majoritairement content de mes textes, à quelques exceptions près. Je me suis éclaté à les écrire, j’ai voyagé loin, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été triste ou heureux. Écrire, c’est une expérience forte, même si elle reste intérieure.
Mais si l’expérience reste intérieure, elle m’a permis de partager avec beaucoup de gens, des amis du travail, du sport ou des internets, qui m’ont parlé de mes nouvelles, de celles qu’ils ou elles ont aimées, ou pas, et de pourquoi.
Mention spéciale à Joël G., qui a binge-lu toutes les nouvelles listées sur la page récapitulative, depuis la 1ère en 2013, soit près de 218 nouvelles, en quelques semaines O_o
Un des points moins joyeux reste le manque d’interaction, ici. C’est sûrement de la vanité mal placée, mais sur ces 100 jours, je n’ai eu que très peu de commentaires, et l’impression que peu de gens me lisent, hors premier cercle. Heureusement, les commentaires et réactions reçus de vive-voix, via Mastodon, ou même l’article de DrJohn, m’ont mis du baume au cœur et ont permis de garder ma motivation.
Conclusion
Ces 100 jours sont passés très vite.
J’ai parfois eu l’impression de tourner en rond sur ce que je racontais, mais on m’a plusieurs fois assuré que non. Tant mieux.
Il parait qu’il faut 66 jours pour qu’une habitude devienne un automatisme. Ça semble bien parti. Mon objectif premier était de tenir 120 jours, soit vers le 1er mai, mais même si je devais arrêter aujourd’hui, je serais déjà content de ce que j’ai fait. On verra combien de temps je continue, parce qu’il faudra quand même à un moment que je me penche sur ce tome III !
(non je n’arrêterai pas avant d’avoir fini La randonnée xD )
Bravo pour la prouesse, quelle endurance !
Je m’éclate à lire chaque histoire.
Je termine le tome 1 de l’Horloge et c’est un régal !
Je propose que La Randonnée soit le rendez-vous du dimanche soir. Ça ne s’arrêtera jamais, tu es parti pour 20 ans de publication.
Merci TurboFK 😉
Si je suis parti pour 20 de randonnée, autant la renommer en Les feux de la Randonnée ou Amour, Gloire et Randonnée, non ? 😀