Scarlett, allongée sur le divan, fixe le plafond. Elle n’aime pas regarder son psy quand il lui parle. Elle ne veut pas voir les tics sur son visage, lorsqu’elle lui dit quelque chose de gênant ou de désagréable. Le psy ne la regarde que rarement et fixe généralement son carnet pendant qu’il note.
Jacques était toujours prêt à faire des heures supplémentaires si nécessaire.
Cela expliquait pourquoi il se retrouvait maintenant dans le dernier RER pour rentrer chez lui, fourbu. C’était à se demander ce qui le poussait à accepter, alors qu’il savait très bien qu’il n’y avait rien à attendre en matière d’augmentation ni d’avancement. Il réfléchissait vaguement à son absence d’espoir pour sa carrière, scrollant sur son téléphone des news dont il ne lisait que vaguement les titres : le secret de cette plante incroyable qui permet de perdre 50 kg en trois jours, une militante végane renonce à ses principes et arrache la gorge d’un militant d’extrême droite avec les dents, les militaires réfutent la construction d’un accélérateur de particules sous la capitale, le plus gros thon de Bretagne a été vu récemment sur les plages de Brest et inquiète les sous-mariniers du Triomphant.
Il y a des films pour lesquels la bande-annonce donne envie, d’autres pour qui spoilent tout (ça m’avait fait ça pour Shutter Island), d’autres encore qui mentent complètement (je pense particulièrement au labyrinthe de Pan).
Quand j’ai vu celle de They will kill you, j’ai été immédiatement hypé. De la violence, du pulp, une histoire pas très complexe, mais la promesse d’un bon moment.
Synonpsis
Asia Reaves (Zazie Beetz) accepte un poste de femme de ménage dans un immeuble lugubre au cœur de New York, malgré les rumeurs de disparitions qui l’entourent. Très vite, elle réalise que la communauté qui vit là est à la recherche de bien plus qu’une gouvernante : un sacrifice. S’ensuit une nuit pour survivre.
Du rythme, de l’action, du Pulp
Le scénario n’est pas très compliqué, même s’il garde quelques petites surprises, mais la force de ce film, c’est son énergie.
Ça frappe, ça coupe, ça tranche, ça plante, ça crame à tout-va, dans des geysers de sang qui m’ont rappelé les films Baby Cart. Pas d’exposition trop longue, pas de temps morts, de l’action, des jurons à la pelle, et un peu d’humour décalé.
« Je l’ai trouvée errant dans les rues, complètement hébétée. »
La secrétaire des urgences dévisageait Dan, se demandant s’il était sérieux.
« Je ne pense pas que nous puissions faire quelque chose pour… elle, finit-elle par dire.
— Vous êtes sûre ? Il doit bien y avoir un moyen. Je ne demande pas grand-chose, juste qu’un docteur l’examine et lui donne deux trois médicaments. Je paierai, s’il faut, mais on ne peut pas la laisser comme ça. Ce serait dangereux pour elle, non ? »
Après avoir passé plusieurs années (oui, vraiment) à essayer de réécrire le tome III de l’Horloge de la XIIIe Heure, sans parvenir à finaliser quelque chose qui me plait, j’ai ressenti le besoin de reprendre les bases. Écrire. Juste écrire. Sans la pression de sortir un long texte, une suite cohérente.
Le marathon de la nouvelle est un exercice parfait pour ça. Cela faisait déjà quelque temps que je voulais en refaire un, il m’aura fallu discuter avec un collègue en fin d’année dernière, pour me rendre compte que je repoussais la chose pour de mauvaises raisons (des excuses de 💩).
Donc après un petit coup de pied au derrière, je me suis lancé en début d’année.
Affalée sur le canapé, fourbue de cette journée au grand air, Hélèna savourait le fait d’être enfin au calme au chalet. Et quand elle pensait à « calme », elle pensait surtout à « enfin débarrassée » de Lisa qui était rentrée chez elle. Bon débarras.
Éric était en train de préparer du chocolat chaud, une recette dont il avait le secret avait-il dit. Deux mugs fumant en main, il vint bientôt s’installer sur le canapé à côté de la photographe et lui en tendit un. Il était toujours aussi craquant avec son sourire et sa barbe de trois jours. Hélèna n’arrivait pas à détacher son regard. Elle le fixait en soufflant sur sa tasse, espérant qu’il ne le remarquait pas. Lui regardait droit devant, comme faisant mine de ne pas remarquer Hélèna.
Ce matin, sur mastodon, je suis tombé sur le pouet de Bison (qui fait de superbes sculptures en bois : https://bisonrimant.fr/), et je ne pouvais pas ne pas réagir. Il y avait cette photo et ce message :
Un arbre bloque la route, votre transport s’arrête, voici qui sort des bois :
1060 mots
À l’intérieur du fourgon, les gardes se demandent ce qu’il se passe. L’un d’eux tape sur la paroi pour attirer l’attention du cocher.
« Oh là, devant ! Que se passe-t-il ?
— Un piège, lieutenant. Un arbre au milieu de la route. Et maintenant, il y a ces…
— Ces quoi ?
— Je ne saurais dire, ces sont des animaux… étranges.
Son apparence les a amenés à déduire qu’elle est très riche.
Ils n’ont pas réfléchi beaucoup plus. Une belle jeune femme, habillée richement, perdue dans les ruelles étroites et sombres, c’est dans tous les cas le pactole. Soit elle a une belle bourse bien remplie, soit une famille prête à beaucoup débourser pour que personne ne défigure la précieuse enfant.
« La nouvelle version est largement supérieure à l’ancienne.
— Mais elle est beaucoup plus chère ! »
Monique ne se laissait pas amadouer.
Le vendeur, belle gueule, sourire de pub pour dentifrice, mais chemisette ridicule aux couleurs du magasin, présentait pourtant l’objet avec entrain. Il croyait en ce qu’il disait, en tout cas il en avait l’air. Monique n’était pas convaincue. L’ancienne version, comme le vendeur l’appelait, ne lui avait pas duré très longtemps, un an à peine. Et la nouvelle version était presque cinquante pour cent plus chère.
Il faisait beau et chaud, mais cette journée agréable était gâchée par Lisa.
Elle marchait devant, avec Éric. Ils parlaient et riaient ensemble, comme les deux très bons copains qu’ils étaient. Hélèna en grinçait des dents, quelques pas derrière eux, tellement la présence de cette femme l’irritait. Dès leur première rencontre, Lisa lui avait été antipathique, mais depuis qu’elle avait vu ses photos de leur soirée en boîte, la photographe l’avait été étiquetée comme ennemie jurée.
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