496 — Pâques 2026

Pour le week-end de Pâques 2026, nous sommes allés dans le sud de l’Alsace, dans les Vosges alsaciennes (le bon côté des Vosges diraient certains 😆). J’en ai profité pour faire quelques photos.

Et je me suis dit que l’endroit pourrait être bien pour un tournage de film d’horreur 😀

495 — Week-end sang pour sang montagne

1366 mots

Un week-end en montagne, ce sera sympa, qu’il disait.

Et là, nous sommes perdus dans la forêt, en pleine nuit, pieds nus et sans habits chauds, avec un tueur à nos trousses. Il a déjà eu Lily, Ben et Émilie. Et sûrement Kevin, même. On l’a entendu hurler dans le chalet alors que nous étions déjà loin.

Putain, j’avais déjà pas envie de venir, mais si j’avais su ce qui nous attendait, Kevin, je t’aurais bien dit de changer de plans… j’aurais dû, tiens. Mais il est trop tard pour refaire le monde. La priorité, c’est de rester en vie.

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494 — Cachotteries

1299 mots

« Je n’ai jamais connu mon père. »

Assis par terre, dans ce cachot humide, Aldin ne savait pas pourquoi il racontait tout cela à ce vieillard décharné. Lui avait dû passer une éternité enfermé là. Il ressemblait plus à un vieux fou qu’à un homme. Ses traits étaient burinés. Ses cheveux blanchis par le temps avaient pris la même teinte sale que ses vêtements, des guenilles marronnasses.

Il n’y avait qu’eux deux dans ce cachot.

« J’avais espéré… je ne sais pas », continua Aldin.

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493 — Dis, Scierie !

1036 mots

La police a reçu une indication sur l’endroit où elle pourrait retrouver le tueur.

C’est un endroit en dehors de la ville, une ancienne scierie, abandonnée depuis au moins trente ans. Il n’y a guère que les gamins en manque d’aventures et les camés qui y vont encore. Le lieu est en train de tomber en ruine. Le bois qui y restait a été bouffé par les insectes. Tout y est vermoulu, pourri ou les deux.

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492 — Un robot qui ne manque pas d’air

785 mots

« Fumer peut provoquer des maladies mortelles. »

Le robot d’assistance avait annoncé cela à Joe avec son ton monocorde habituel.

« C’est ça. De toute façon, la vie est une maladie mortelle, mec ! »

Il tira sur sa cigarette trois grandes bouffées puis écrasa le mégot sur le front du robot qui restait là stoïque.

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490 — Promotion Canne à pêche

709 mots

« On lui a offert une place au comité.

— Quoi ? Au comité directeur ? Sérieusement ? À Gérard ? C’est pas possible ! Ce mec est incompétent ! »

Anna avait failli lâcher son gobelet tellement elle n’en crut pas ses oreilles. Devant la machine à café, Julien, son n+1, venait de lui annoncer ça comme il lui aurait dit que la réunion de suivi hebdomadaire changeait (encore) d’horaire ou que la cantine était fermée à cause d’un dégât des eaux.

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488 — Baroud d’honneur

1400 mots

Elle pouvait entendre les pas lourds de Bill à l’étage.

Natsi n’avait pas l’habitude de se laisser gagner par le stress, mais entendre l’artilleur faire les cent pas juste au-dessus de sa tête, alors qu’elle scrutait éperdument l’horizon, écrasée par la chaleur, en se demandant qui de Jonas ou de la horde de Salmenk débarqueraient en premier, tout cela mettait ses nerfs à rude épreuve. Elle se demandait même comme l’Espagnol arrivait à dormir dans le coin de la pièce. Entre le bruit régulier des pas et cette mort qui leur pendait au nez si leur pilote ne se bougeait pas les fesses, Natsi n’aurait jamais pu fermer l’œil. Pourtant, on racontait partout que c’était la capitaine qui avait le plus de sang-froid dans cette bande de chasseurs de prime. Elle commençait à se demander si sa réputation n’était pas galvaudée. Ou peut-être commençait-elle à se faire trop vieille pour ces conneries.

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487 — La randonnée (partie 20)

L’épisode précédent : épisode 19


1023 mots

Ils avaient presque fui le restaurant.

Au pied de son immeuble, Hélèna ne savait pas vraiment quoi dire. Elle se sentait mal pour Damien. Elle se rendait bien compte qu’elle lui laissait un espoir de se remettre ensemble ; elle lui avait mis une honte pas possible dans ce restaurant ; et, maintenant qu’il l’avait raccompagnée chez elle, elle ne trouvait pas les mots.

Elle avait gravi les marches du perron. Damien était resté sur le trottoir. Hélèna restait immobile devant la porte de l’immeuble, les clefs en main. Mais elle n’ouvrait pas.

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