1245 mots
« J’ai téléphoné à votre bureau et parlé à votre assistant. »
À cette réponse, François-Henri Pipeau se crispa un très bref instant, avant de reprendre son visage de façade faussement avenant. Pourtant, assis sur l’un des fauteuils invités de l’immense bureau, l’homme qui l’attendait là sans avoir été annoncé semblait plus qu’antipathique. C’était un homme dans la quarantaine, les cheveux en bataille, habillé d’un tee-shirt et d’un jean élimé, portant des chaussures de sport. Étonnamment, malgré sa mise négligée, il était rasé de frais. Il devait être malade, car il avait à côté de lui une de ces petites bouteilles d’oxygène portatives avec un masque respiratoire attenant. Il l’avait enlevé pour répondre et remit juste après.
Continuer la lecture →