554 — Gurth ou la vie sauvage

2164 mots

Gurth était né sur une planète sauvage.

Le genre de planète idyllique avec zéro technologie. Comme de nombreuses planètes vierges à travers la galaxie, elle avait été achetée par une congrégation de jusqu’au-boutistes qui préféraient abandonner totalement l’utilisation de technologie moderne pour vivre comme les premiers humains.

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553 — La randonnée (partie39)

1082 mots

Dans son bureau, Hélèna était en train de trier les photo envoyées par son collègue depuis un coin de paradisiaque à l’autre bout du monde. Elle rivait l’écran en changeant l’image affichée sans la regarder. Elle réfléchissait à ce qu’avait dit son patron : Éric avait viré son manager et ne travaillait plus avec l’agence.

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551 — La randonnée (partie 38)

824 mots

Hélèna regardait Éric, incapable de savoir ce qu’elle devait répondre. Elle n’avait pas envie de lui mentir. Elle se rendait compte à quel point il lui avait manqué ces derniers jours et ne voulait pas le voir repartir aussi sec. Mais elle ne voulait pas non plus lui avouer qu’elle venait tout juste de coucher avec un autre parce qu’elle essayait de l’oublier.

Elle resta un instant à le fixer sans rien dire, une tempête d’interrogations dans le crâne.

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549 — Tom, comptable spatiale

2043 mots

« Éloignez-vous des portes qui ferment. »

Tomoko était compressée dans un métro bondé. Comme tous les matins. Coincée entre des salarymen et des étudiants qui faisaient au moins une tête de plus qu’elle, la jeune femme se rendait comme tous les jours à son travail, le nez à hauteur des aisselles des autres. Il n’y avait pas beaucoup de femmes dans ce métro. La plupart restaient à la maison pour s’occuper de leur progéniture.

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548 — La randonnée (partie 37)

993 mots

« Hélèna ? »

La voix d’Éric résonnait dans l’interphone en même temps que les pensées d’Hélèna s’entrechoquaient. Que faisait-il là ? Comment connaissait-il son adresse ? Pourquoi débarquer si tôt et à l’improviste au lieu de simplement appeler ? Et surtout, comment faire en sorte qu’ils ne se croisent pas avec Jose pour éviter de lui avouer cette incartade malheureuse ?

Hélèna était bloquée face à son interphone.

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547 — Sur un air de Pipeau

1245 mots

« J’ai téléphoné à votre bureau et parlé à votre assistant. »

À cette réponse, François-Henri Pipeau se crispa un très bref instant, avant de reprendre son visage de façade faussement avenant. Pourtant, assis sur l’un des fauteuils invités de l’immense bureau, l’homme qui l’attendait là sans avoir été annoncé semblait plus qu’antipathique. C’était un homme dans la quarantaine, les cheveux en bataille, habillé d’un tee-shirt et d’un jean élimé, portant des chaussures de sport. Étonnamment, malgré sa mise négligée, il était rasé de frais. Il devait être malade, car il avait à côté de lui une de ces petites bouteilles d’oxygène portatives avec un masque respiratoire attenant. Il l’avait enlevé pour répondre et remit juste après.

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546 — La randonnée (partie 36)

936 mots

La soirée avait été chaude et agréable.

Hélèna avait retrouvé Jose devant l’hôtel de ville. Il lui avait proposé de prendre un verre, mais la jeune femme préféra aller se balader et montrer les monuments avant d’aller manger un morceau dans un petit restaurant sympa.

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545 — Panlo, petit génie informatique

1509 mots

« Le chiffre mentionné n’est qu’une estimation approximative. »

Assise dans la cuisine, face à l’agent fédéral qui avait sonné à sa porte quelques minutes plus tôt, Emma Lopan avait les yeux exorbités, les mains plaquées sur la bouche. Elle ne savait pas quoi répondre. On accusait son fils d’avoir piraté une agence gouvernementale interstellaire, d’avoir détruit d’énormes quantités de données stratégiques. L’agent alignait les mots compliqués qu’Emma ne comprenait qu’à peine. Elle comprenait seulement la gravité de l’accusation. Surtout le mot « terroriste ».

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544 — La randonnée (partie 35)

807 mots

Le shooting s’était bien passé, malgré le retard d’Hélèna. Après avoir jeté son ordinateur dans son sac de matériel photo, elle avait traversé la ville en métro pour arriver près d’une heure après le moment du rendez-vous. Heureusement pour elle, dans ce métier, tout le monde était habitué aux caprices des stars, des divas et autres, dont le retard était le moindre des défauts. Personne ne lui en tint rigueur. Au contraire, elle eut l’impression que les divers assistants lui avaient parlé avec plus de respect que d’habitude.

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