Étiquette : nouvelle

  • 132 — Aménsie Spatiale – Ray’s Day

    Voici Amnésie Spatiale, ma contribution tardive au Ray’s Day (explications ici), il s’agit d’une nouvelle de science fiction écrite lors du camp nano d’avril dernier. Elle fait envrion 17.000 mots.

    Comme je ne mets ce texte à disposition que très tard, je le laisserai jusqu’à dimanche soir.

    Sur le spatioport, Victor se réveille avec la plus grosse gueule de bois de sa vie. Son ordinateur interne affiche « no-data » et il est complètement amnésique. Un cadavre à ses pieds, la police qui frappe à la porte, Victor s’enfuit et va devoir lutter pour trouver des réponses.

    Il faudra être patient jusqu’à la prochaine fois…

    J’espère que ça vous plaira 🙂

  • 127 — Zombies

    Ce matin, en me réveillant, je me sentais bizarre, comme si la veille je m’étais saoulé, alors que non. Mal de tête, yeux lourds et collés. J’ai eu du mal à sortir de mon lit. J’avais l’impression d’être tout engourdi, d’avoir attrapé un mauvais truc mais je ne comprenais ni comment ni quoi.
    Quand je suis sorti de chez moi j’ai eu l’impression que la lumière n’était pas la même que d’habitude, comme si une chape étrange s’était abattue sur le ciel au-dessus des nuages, mangeant la lumière avant qu’elle ne nous arrive. Impossible de comprendre ce qui n’allait pas, mon mal de crâne m’empêchait de réfléchir correctement.
    Dans les rues, tous les gens que je croisais avait l’air très atteints. Leur peau semblait plus grise. Ils n’étaient plus que des ombres traînant des pieds, ne s’exprimant que par des râles et des grognements. Leurs regards vides faisait frémir et je me suis demandé s’ils savaient vraiment où ils allaient ou si leurs corps ne bougeait que grâce à une mémoire corporelle résiduelle. Cependant, et ce qui m’a étonné, aucun d’entre eux n’avait l’air agressif.
    Je me demandais sérieusement quelle étrange maladie avait pu se propager ses dernières heures pour faire de toute une population ces espèces de morts-vivants. Peut-être était-ce de ce mal que je souffrais aussi. Impossible pour moi de le savoir réellement. Je n’étais pas sorti du week-end. Pourtant, j’avais l’impression que plus ça allait, moins mon cerveau parvenait à analyser les informations que le monde m’envoyait.

    Ce ne fut qu’une fois au bureau que tout bascula et que je compris que ce n’étais pas une simple maladie.
    Bruno, mon collègue, est finalement arrivé, très tard, en traînant les pieds sur la moquette. Sa sacoche est retombée lourdement sur le bureau. Il m’a regardé avec ce regard étrange empli de rage et de honte, quelque chose que je ne compris que quand il parvint à articuler ces quelques mots :
    « Putain, j’ai oublié de changer d’heure ! »

  • 126 — Madame Peacock

    Phrase donnée par Alice Saturne

    Derrière le rideau, une main s’agitait. Madame Peacock n’en vit pas rien et continua son trajet vers le marché, pas le moins du monde intéressée, contrairement à l’habitude. Elle avait mal dormi et n’était pas d’humeur à exercer cette passion qui l’occupait depuis toujours, et plus particulièrement depuis sa retraite : espionner ses voisins.
    En voyant cette main, agitant étrangement ce rideau, peut-être aurait-elle dû comprendre que quelque chose n’allait pas chez mademoiselle Huston.
    Madame Peacock n’aimait pas beaucoup — comprendre « pas du tout » — mademoiselle Huston. Elles étaient l’exact opposée l’une de l’autre. La maîtresse d’école était aussi jeune, pimpante et bien élevée que la retraité était vieille, aigri et sans gène. C’était peut-être aussi pour ça que tout le monde adorait la première dans le quartier alors que les amis de madame Peacock ne se comptaient même pas sur les doigts d’un manchot.
    Sa mauvaise humeur du jour ajoutée au fait que cet étrange mouvement de main venait d’une des fenêtres de la personne qu’elle détestait assurément le plus dans le quartier, voire dans le monde entier — même plus que cette petite peste de Sally Salinger qui l’avait tant ennuyée durant toute l’école primaire — fit que la vieille dame passa son chemin comme si de rien n’était.
    Elle qui voyait très bien les allers et venues de monsieur Vandermulhen chez madame Grey quand son mari passait ses soirées à jouer au poker chez leur voisin et rentrait ivre. Elle voyait très bien les agissements du facteur qui passait autant de fois qu’il le fallait pour remettre en main propre le courrier à madame Williams, qui ne succombait pas à ce numéro ridicule de charme malgré un mari très souvent absent — et pas que pour déplacement professionnels, d’après madame Peacock. Assise sur le perron de sa maison, elle passait son temps assise à observer les mouvements des gens. De temps en temps, elle le faisait de derrière la fenêtre, pour que les gens se sentent libres et se laissent aller. C’était là, en général, qu’ils commettaient l’acte qui les confondait aux yeux de la vieille dame. Elle consignait ensuite tout ça dans un cahier pour être sûre de ne rien oublier.
    Mais ce matin, elle n’avait pas envie de tourner la tête, de se détourner de son chemin pour voir ce qu’était ce mouvement. D’ailleurs, à cette heure, elle aurait déjà dû être revenue du marché et assise sur son perron pour surveiller tous ces mécréants. Seulement, la veille, madame Peacock était restée éveillé très tard, surprenant monsieur McGuinty en train de creuser un trou pour cacher un paquet de billet qui intéresserait sûrement le fisc en temps voulu.
    Rendue rouspéteuse tant par le poids de la fatigue que par le retard qu’un réveil tardif avait entraîné sur son emploi du temps, Madame Peacock continua son chemin sans s’apercevoir de rien. Elle était déjà à l’angle de la rue quand la main attrapa finalement le rideau. Mais la tringle ne tint pas et le morceau d’étoffe s’écrasa au sol. Si la vieille dame avait été sur son perron, comme à son habitude, elle n’aurait pas pu voir mademoiselle Huston. Non. À la place, elle aurait découvert une silhouette, tout de noir vêtue, encagoulée, qui se redressait rapidement, un lacet dans la main, avant de se mettre à l’abri des regards.

  • 125 — Le pylône

    Phrase donnée par Alice Saturne

    Comme toujours, un pylône électrique gâchait le paysage. Frédéric avait réussi à trouver le coin romantique à souhait pour emmener Anna, la fille de ses rêves et il ne se rendait compte que maintenant qu’un pylône était au milieu de ce tableau enchanteur.
    Y était-il déjà la fois où le jeune homme était venu en reconnaissance ici ? Il ne s’en souvenait pas du tout. Impossible de savoir si c’était sa mémoire qui était défaillante — voire même sa vue — ou si ces casse-pieds d’électriciens avaient réussi à monter cette ligne dans la semaine — mais il en doutait réellement.
    Dubitatif, Frédéric restait là, les yeux écarquillés devant ce spectacle qui le dépitait au plus haut point, avec cette impression étrange que ce pylône n’était pas seulement une horreur plantée au milieu de ce paysage mais représentait le magnifique doigt d’honneur de la technologie à sa tentative de séduction
    Anna, la belle rousse au sourire plus chaleureux qu’une après-midi d’été, se tenait à côté du jeune homme et attendait un mot de sa part pour ouvrir les yeux. Il avait voulu lui faire la surprise de l’amener là, tant pour l’impressionner que pour lui faire plaisir, avec ce petit panorama du haut de la colline sur toute cette vallée sauvage. Enfin, anciennement sauvage.
    Fallait-il qu’il lui fasse ouvrir les yeux pour lui faire découvrir cette beauté défigurée ou valait-il mieux qu’il l’emmène ailleurs, quitte à passer un peu pour un imbécile en affirmant qu’il s’était trompé d’endroit ?
    Frédéric était en plein dilemme. Il fallait faire un choix rapide.
    En y réfléchissant, il savait où il y avait un autre endroit sympa. Certes, il y était déjà allé avec une de ses ex mais ce souvenir, qui ne valait déjà plus grand-chose dans sa mémoire, s’effacerait en un rien de temps s’il parvenait à séduire la belle Anna. Serrant la main de la demoiselle, il allait lui imprimer un petit mouvement pour lui faire faire demi-tour, quand, à son grand étonnement, Anna, qui avait finalement ouvert les yeux sans attendre le signal, s’écria sans que Frédéric n’y pût rien répondre :
    « Ouah ! Trop bien ! C’est la nouvelle ligne à 500.000 volts ? On peut aller la voir de plus près ? On pourra escalader le pylône ? Comment étais-tu au courant que j’adore ce genre d’installation ? »

  • 123 – Alan

    Phrase donnée par Alice Saturne

    Il lança les dés, attendant que son destin soit scellé.

    C’était une idée folle qu’il avait eu de jouer son droit à monter à bord de cette navette par ce biais. Les chances qu’il parvienne à faire un double six sur un seul lancé étaient mince. Évidemment, il aurait pu utiliser ses pouvoirs pour arriver à ce résultat mais il savait très bien que les télékinésiens n’étaient pas appréciés et c’était justement pour cette raison qu’il avait besoin de monter à bord et de fuir cette planète un peu trop hostile pour lui.

    Alan avait lancé les dés forts sur la grande table. Ils avaient rebondi sur les parois deux fois déjà et continuaient à tournoyer sur eux-mêmes. Leur rotation commençait à ralentir, ils allaient enfin tomber et annoncer leur verdict.

    Le jeune homme retint son souffle sans vraiment s’en rendre compte. Le temps sembla ralentir. Les dés tournoyaient mais n’avaient pas l’air de vouloir s’arrêter. Il eut l’envie fugace d’appuyer dessus à distance pour terminer ce supplice et découvrir s’il pouvait monter à bord mais il se retint. Il ne voulait pas se mettre à dos ce capitaine qui, déjà, n’avait pas l’air de vouloir l’embarquer. On lui avait dit que c’était l’homme à voir pour quitter la planète le plus rapidement possible mais qu’il avait un caractère étrange et des méthodes pour juger les gens, peu conventionnelles. Ce qu’Alan avait immédiatement pu constater. Il l’avait trouvé assis sur une chaise en train de fumer un cigare, ses grosses bottes posées sur la table de jeu sur le pont arrière.

    Les dés tournaient toujours. Comment le pouvaient-ils ? Et ça ne semblait choquer personne. Le jeune homme regarda les quelques membres d’équipage qui entouraient leur capitaine et avaient les yeux rivés sur le tapis de jeu. Un ramassis d’hommes et de femmes de tous âges qui semblaient tous repris de justice. Se pouvait-il qu’il y ait un autre télékinésien dans le lot ? Les dés continuant de tourner sur eux-mêmes, le jeune homme essaya de découvrir lequel de ces personnages agissaient. Il ne serait pas compliqué à trouver, il fallait juste trouver celui qui avait l’air le plus concentré. Derrière deux gros balèzes, qui devaient être mécano ou quelque chose dans le genre vu la couche de cambouis sur leurs mains et leur bras hypertrophiés, se cachait une jeune fille aux cheveux courts et roses. Au premier regard, Alan comprit que c’était elle qui faisait ça.

    Mais pourquoi continuer à faire tourner les dés alors qu’il aurait été facile de les faire s’arrêter sur autre chose qu’un double six ? Il n’en savait rien mais si elle voulait jouer, elle avait trouvé le bon partenaire. N’hésitant plus, il commença à ralentir la rotation des petits cubes pour voir où se positionnaient les six pour les faire s’arrêter comme il le voulait. Au début, les dès ralentirent mais rapidement, ils repartirent de plus belle. Le temps pour la demoiselle de se rendre compte que l’invité surprise avait compris le manège.

    Forçant un peu, il continua d’essayer de ralentir le mouvement des dés. La jeune femme semblait puissante car malgré les efforts du jeune homme, elle parvenait à maintenir une bonne vitesse de rotation.

    Les forces invisibles qui contraignaient les deux petits cubes de résines étaient telles qu’elles commencèrent à déformer la matière, les faisant s’allonger verticalement, suivant l’axe de rotation, usant prématurément la moquette de la table de jeu.

    Le jeune homme commençait à avoir chaud et sentait des gouttes de sueur poindre sur son front et dans son dos. Derrière les deux armoires à glace, il voyait à peine le front de la jeune femme se plisser. Elle n’avait pas l’air de forcer plus que ça. Il fallait arrêter de jouer. Alan envoya lâcha un peu la pression avant de renvoyer un bon coup. Les quelques fois où il avait dû combattre des gens avec les mêmes capacités que les siennes, il avait agi de la sorte et en était ressorti vainqueur.

    Malheureusement, cette fois-ci, la jeune femme sembla anticiper son attaque et teint le choc. Les dés vacillèrent mais continuèrent leur course. Allan agrippa la table, comme pour se stabiliser et se concentra le plus intensément possible. La jeune femme se mit sur la pointe des pieds pour lui lancer un regard empli autant de détermination que de plaisir.

    Sur le pont, toutes les parois commencèrent à vibrer sous les puissances qui se combattaient en silence. Les vibrations devinrent rapidement des secousses. Les boulons qui assemblaient les plaques de métal des murs et du sol commençaient à se dévisser.

    Encore une dizaine de seconde et le vaisseau allait tomber en pièces sur le tarmac d’envol. Le capitaine claqua finalement des doigts. Les dés se plantèrent dans la table aussi vite que s’ils étaient sortis d’une arme à feu. Les tremblements stoppèrent. Alan relâcha immédiatement son esprit et la table, haletant comme s’il venait de faire un sprint, voyant la jeune femme s’essuyer le front du revers de la main. Le capitaine reposa ses pieds par terre et se leva de sa chaise. Tirant son cigare de ses lèvres :

    « On ne m’a pas menti sur toi, tu n’es pas mauvais. Bienvenu à bord ! Suis Hank, il va te montrer où tu crécheras pendant le voyage ! »

  • 044 – De la difficulté du marathon scriptural

    Depuis le mois de juillet, je me suis lancé dans un marathon de nouvelles (très voire ultra courtes) au rythme d’une par jour. Je voulais essayer d’écrire sur des thèmes différents, dans des styles différents, pouvoir faire ce qu’un roman ne permet pas à cause du travail à long terme que ça représente.

    Neil Jomunsi, auteur notamment de la série des « Jésus contre Hitler », s’est lancé pour sa part dans un marathon d’autant plus courageux : le projet Bradbury, consistant à écrire et publier (avec tout le travail éditorial que cela représente) une nouvelle par semaine pendant un an, soit pour les mauvais en maths, 52 nouvelles. (plus de détails par là)

    Ce matin, sur Twitter, Neil a lancé 3 tweets qui me renvoient un peu à mon projet et m’ont poussé à quelques réflexions sur ce genre de folies que sont les marathons d’écritures.


    @NeilJomunsi : « A peine terminé la nouvelle de la semaine qu'il faut réfléchir à ce que j'écrirai lundi. Je commence à comprendre ce que sera mon quotidien. »

    Se lancer dans un marathon, c’est d’abord de l’organisation.

    En effet, ça peut paraitre évident, mais se lancer dans un projet comme ça, demande d’être capable d’y allouer un temps certain par jour. TOUS LES JOURS.

    Dans mon cas, j’écris une nouvelle par jour, c’est donc clair, je dois être capable de prendre le temps, entre le boulot et la vie de famille (et le sommeil aussi, c’est important). J’ai aussi décidé d’écrire des nouvelles très courtes (maximum 5 pages A4, mais finalement rarement plus de 2), de ne pas faire un travail éditorial de peaufinage pour leur publication sur le blog. J’envoie des textes mal dégrossis et absolument pas exempt de fautes, mais la finalité de mon marathon est surtout de visiter des styles et des narrations différentes.

    Dans le cas de Neil, qui livre des nouvelles finies (corrigées et complètement « pro ») et beaucoup plus longues que les miennes , cela demande beaucoup de temps et une organisation bien rodée, comme il l’explique sur son site dans l’article Tenir le rythme :

    Voilà donc comment se répartit, pour moi, la semaine :

    • LUNDI : écriture du premier jet, en général de 9:30 à midi puis de 14:00 à… jusqu’à ce que je m’écroule.
    • MARDI : si le premier jet n’est pas terminé, je continue sur la même base horaire. S’il est terminé, j’entame une première relecture sur le texte écrit la semaine précédente : je décale d’une semaine, histoire d’avoir un regard plus frais. Toutefois, il s’agit de garder le même esprit que celui dans lequel il a été écrit. je préconise donc de ne pas laisser trop de temps passer entre deux relectures. La première réécriture est selon moi la plus difficile. Elle me colle un mal de crâne à coup sûr, et ça prend un temps fou.
    • MERCREDI : une fois le premier jet relu et corrigé sur ordinateur, j’imprime le texte et je l’annote au stylo rouge . Dernières coquilles, répétitions, tournures de phrases : en général les pages se couvrent assez vite de rouge. C’est un processus au moins aussi difficile que la première relecture, mais sans le mal de tête. L’effet papier? Pas forcément, même si c’est plus agréable de se relire sur une feuille que sur un écran. Peut-être juste qu’on commence à se détacher.
    • JEUDI : Après avoir corrigé le texte informatique avec toutes mes annotations, je le réimprime (au verso de la première version) et je le RE-corrige/annote avec un stylo bleu, cette fois, histoire de ne pas me planter de côté de la feuille. Cette fois-ci, il y a moins de travail. Je corrige des tournures de phrase principalement, et je simplifie ce qui peut l’être. J’élimine les mots / phrases inutiles. Il y en a beaucoup et ça plombe plus souvent le rythme que ça n’embellit le style.
    • VENDREDI: Je fais une pause, je sors dans le jardin et je m’allonge dans l’herbe pour regarder les oiseaux. Non, je plaisante bien sûr. Je RELIS encore le texte, sur l’écran, et j’effectue des micro-corrections après avoir rentrées celles de la veille. Je conserve chaque version du texte dans un dossier distinct.
    • SAMEDI: C’est prêt !

    On voit bien qu’il a prévu de travailler tous les jours et de ne s’octroyer qu’un petit jour de repos (ou de vie sociale, je ne sais pas ^^).

    Je trouve qu’en plus son projet est bien plus difficile à gérer que le mien parce que, quand moi je termine une nouvelle, je la publie et je l’oublie, Neil, lui, doit travailler sur au moins deux nouvelles en même temps, tout en pensant à ce que va être la prochaine.

    C’est là que moi je triche, parce que je demande à mes amis de me fournir des phrases à partir desquelles je vais partir et essayer de créer un univers. Cela dit, ça a aussi son lot de difficultés, parce que des fois, ils m’en refilent des biens gratinées.


    @NeilJomunsi : « Je me rends compte aussi que les histoires sur lesquelles je travaille sont plutôt tristes jusque là. Donc lundi, comédie. #projetBradbury »

    Les histoires courtes préfèrent les fins tristes

    Étrangement, je me suis rendu compte que j’avais une tendance à faire des fins triste. Je ne sais pas si c’est une généralité ou juste un point commun entre Neil et moi, mais je dois me forcer pour faire des fins heureuses ou drôles dans les nouvelles. Alors que finalement, dans mes histoires plus longues, les fins sont moins tragiques.


     ‏@NeilJomunsi : « Mais je mesure seulement maintenant le côté marathon. Ça va être une année hautement enrichissante ET hautement sportive. »

    C’est au pied du mur qu’on voit le mieux le mur

    Pour reprendre le faux proverbe de Bigard, il est vrai qu’on ne prend la mesure de l’ampleur du travail qu’une fois qu’on s’est lancé. C’est le côté sportif. Avant, on imagine ce que ça peut être, on a une vague idée, mais une fois qu’on est parti dans le défi, on se rend compte que c’est bien plus difficile à tenir qu’on pouvait le penser, tout en gardant un niveau de qualité correct. Un peu comme faire des gosses quoi 🙂

    Pour le côté enrichissant, quand on  fait autant d’efforts pour tenir le rythme, tenir la qualité, essayer de faire des choses différentes, forcément on s’améliore.


    Donc comme pour un vrai marathon, il ne faut pas se lancer dans un projet à long terme avec un rythme soutenu :

    • sans préparation,
    • sans organisation,
    • sans un bon grain de folie,

    mais ça reste une très bonne expérience en tant qu’auteur.

    Le dernier avantage que je vois dans des marathons à sorties régulières, c’est que l’auteur reçoit des retours des lecteurs de façon plus régulières. (ce qui en bonus, permet de ne pas sombrer trop rapidement dans la dépression de l’auteur ^^)

  • 005 – Reprise des hostilités

    Avec l’envoi vers diverses maisons d’éditions du mon manuscrit de mon premier roman terminé, je suis dans l’attente.
    Et comme il ne faut pas rester trop longtemps sans s’occuper, j’ai décidé de me lancer dans un petit défi : écrire des très courtes nouvelles. Une par jour, toutes dans un univers divers et variés, toutes dans des styles que j’essaierai différents.
    La première phrase m’est imposée par quelqu’un. Comme ça, ça me met immédiatement de la contrainte.

    Moi, qui n’arrive jamais à m’inscrire dans la durée, on va voir combien de temps je peux tenir celui-ci.