535 — Maison forestière familiale

1334 mots

Ce fut par pure chance que nous avions trouvé la maison.

Elle était au milieu de la forêt. La clairière dans laquelle avait été construite avait complètement disparu. Les arbres avaient repris leurs droits et l’espace. Tout avait changé depuis que la dernière carte de la région avait été dressée. Plus rien ne correspondait. La masure était en mauvais état, aussi. Le toit s’était affaissé. Plusieurs arbustes s’échappaient des fenêtres de l’étage. Tous les carreaux ou presque étaient brisés. La mousse recouvrait une grande partie des façades.

« Bon, on entre ? » demanda Gwennin.

Continuer la lecture

534 — La randonnée (partie 30)

768 mots

Le temps était beau. Quelques nuages flottaient dans le ciel. L’air était doux. Le paysage était magnifique, l’eau du lac d’un bleu glacial, sa température aussi était glaciale. Quelques chevaux en liberté vagabondaient autour des randonneurs, leur extorquant gentiment quelques morceaux de pain ou de légume.

Ils avaient bien tenté de venir se ravitailler auprès d’Hélèna, Lisa et Éric, mais le grimpeur, enfant du pays, ne se laissait plus amadouer depuis longtemps. Il les avait éconduits fermement.

Continuer la lecture

533 — Épreuve de fin d’année

1207 mots

« Des restes humains ont été retrouvés sous le plancher. »

Tout le monde se figea et fixa Louis qui continuait d’avancer dans la maison en ruine. Il s’arrêta bientôt lui aussi et se retourna vers ses amis.

« Vous n’étiez pas au courant ? C’est mon père qui me l’a dit. C’est justement pour ça qu’il m’a interdit de venir ici. »

Continuer la lecture

532 — La randonnée (partie 29)

993 mots

Hélèna eut beaucoup de mal à s’endormir.

Elle tourna une bonne demi-heure dans son lit sans parvenir à trouver le sommeil. Son imagination lui jouait des scénarios divers et variés, allant de Lisa qui rejoint Éric dans sa chambre pour lui tenir chaud pendant la nuit, à Lisa qui vient lui trancher la gorge dans la nuit, en passant par elle qui pousse Lisa du haut d’une falaise (heureusement, Éric, soulagé d’être débarrassé, aide Hélèna à cacher le corps. Ils se mettent d’accord pour avoir la même version de l’histoire).

Continuer la lecture

531 — Examen de navigation

863 mots

Elle cacha un sourire en le regardant se débattre.

Il l’avait bien cherché.

Depuis les trois années standardisées qu’ils faisaient partie de la même classe de navigateur galactique, Emty n’en pouvait plus d’Ermund. Il était l’archétype de la brute idiote et incompétente. Malheureusement pour elle, leur proximité nominale faisait qu’ils se retrouvaient trop souvent ensemble pour les travaux de groupes durant lesquels il ne l’écoutait jamais, alors que c’était la meilleure élève de la classe. Et pour l’examen final, ils se retrouvaient encore une fois, la dernière espérait-elle du fond du cœur, à travailler ensemble. Et comme chaque fois, Ermund avait décidé de tout changer à la dernière seconde.

Continuer la lecture

530 — La Randonnée (partie 28)

903 mots

Hélèna resta un long moment, là, sonnée.

Elle n’arrivait pas à croire à la manière désinvolte et carnassière avec laquelle Lisa lui avait lancé ce qui avait tout l’air d’une menace.

Éric se servait-il simplement d’elle ? Couchait-il avec toutes les femmes qu’il croisait ? Était-ce simplement un jeu pervers qu’il avait mis au point avec Lisa pour profiter d’elle ? Hélèna avait une boule au ventre en imaginant être aux prises avec deux psychopathes qui s’étaient joués d’elle et de ses sentiments.

Continuer la lecture

529 — Le couloir de Jean-Eude

1142 mots

D’une main tremblante, il porta lentement la tasse à ses lèvres.

Jean-Eude n’avait pas l’habitude de voir des armes à feu en vrai. Alors en avoir une pointée dans sa direction l’impressionnait fortement. L’homme qui tenait le fusil d’assaut semblait plus embarrassé que belliqueux.

Continuer la lecture

528 — La Randonnée (partie 27)

969 mots

Le groupe marchait en file indienne, Lisa en tête. Éric, juste derrière, et Hélèna qui fermait la marche, étaient maussades. Les plans que le manager du sportif et le patron de la photographe avaient manigancés dans leur coin ne leur plaisaient pas. C’était un euphémisme.

Continuer la lecture

527 — Aucun remords

719 mots

Il n’était pas désolé d’avoir frappé l’autre garçon.

Il était désolé de s’être fait prendre et d’avoir été sanctionné pour ça, alors qu’il ne faisait que se défendre.

En tant que jeune homme, il se battait toujours. Il n’avait jamais perdu cette habitude et détestait toujours plus l’injustice. Dès qu’il voyait quelqu’un en mauvaise posture, il y allait, quitte à se prendre quelques coups pour la peine. Il perdait rarement.

Continuer la lecture

526 — La Randonnée (partie 26)

1014 mots

Il était près de 19 heures. Hélèna attendait sur le divan du salon, la télé allumée, mais sans la regarder.

Elle était sortie de sa chambre au bout d’une heure, toujours énervée contre Damien, mais surtout honteuse de la manière dont elle avait rabroué Éric. Il n’y était pour rien et ne méritait pas le traitement qu’elle lui avait donné.

Continuer la lecture