525 — Lucie P.I.

702 mots

Elle soupçonnait que M. Engel n’était pas complètement honnête.

Lucie n’était pas une détective privée, mais elle se rendait bien compte que le comptable quinquagénaire de sa boîte ne disparaissait pas pendant sa pause déjeuner jusqu’au milieu de ses après-midis sans une raison bien sombre. Lucie, c’était la jeune alternante qui avait été embauchée il y avait un mois. Elle lisait beaucoup, des polars surtout, pas ses futilités de romance ou de romantasy. Elle était plutôt sur du Doyle, du Christie, voire du Poe. Elle aimait les enquêtes, les affaires sordides.

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524 — Amblance Business Model

612 mots

Le financement des services de santé est désormais de nouveau à l’ordre du jour politique.

C’est bon pour les affaires.

Moi, je suis ambulancier. C’est un boulot contraignant. Ça paye pas beaucoup. Ça paye toujours plus quand t’es ton propre patron. C’est pour ça que je me suis mis à mon compte il y a trois ans. Au début, j’ai vraiment galéré. C’est un peu une mafia le milieu, tout le monde se connaît et quelques grosses boîtes se partagent le marché. Donc quand j’ai claqué la porte de celle où je bossais pour monter la mienne, mon patron m’a gentiment fait comprendre que je me planterais et que je reviendrais la queue entre les jambes au bout de six mois, et qu’il ferait tout pour que ça arrive comme ça.

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523 — La Randonnée (partie 25)

1016 mots

« Il faut qu’on parle. »

C’était très laconique de la part de Damien qui était plutôt habitué à des messages-fleuves.

Hélèna n’avait pas encore bien compris ce qu’il se passait quand un second message arriva : « appelle-moi dès que tu as un moment stp ».

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522 — Guerre et Pâtisserie

673 mots

Son visage était déformé par la fureur.

Les courtisans, les visiteurs, les gardes, même, s’effaçaient de la salle du trône pour ne pas être la victime qui recevrait toute cette colère. Il ne restait plus face au roi hors de lui que le serviteur qui lui avait apporté la nouvelle. Agenouillé au pied des trois marches qui montaient au trône, il s’aplatissait tant qu’il pouvait pour essayer, lui aussi, de disparaître.

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521 — Drôle de cambrioleur

670 mots

« Je me suis précipité dans la rue, toujours en pyjama. »

Le policier notait la déclaration de l’homme sur son calepin.

« Et ensuite ? demanda-t-il d’une voix monocorde.

— Je ne sais pas. J’ai regardé partout pour essayer de voir quelque chose, je ne sais pas quoi. Quand je me suis rendu compte que les voisins me regardaient du coin de leurs fenêtres, derrière leurs rideaux, je me suis dit qu’ils devaient me prendre pour un fou. Alors, je suis rentré.

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520 — L’île mystérieuse

874 mots

À travers la brume, nous pouvions voir les contours de l’île.

Cela faisait des années que nous étions à sa recherche. Après avoir trouvé des écrits, qui la citaient dans divers endroits du globe, au cœur de la savane kenyane, dans une grotte népalaise, sur une tablette de terre cuite dans un village du Pérou, et bien d’autres endroits encore, les scientifiques avaient fini par croire qu’il s’agissait d’un mythe plus vieux que l’humanité elle-même, une légende si vieille qu’elle transpirerait dans toutes les cultures de la Terre, comme certains monstres légendaires ou l’idée que des dieux régissent nos vies.

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519 — Le puissant Timorax

933 mots

Sa description n’avait aucun rapport avec la réalité.

On avait vendu à Sam un grand méchant, un monstre immonde de plusieurs mètres de haut, autant de circonférence, libidineux, puant, cruel, impitoyable, invincible presque. À la place, elle se trouvait face à une limace, à peine plus grande, posée sur un canapé doré, à la soie rouge, entourée de deux gardes cyborg en armures brillantes et lances d’apparat, avec, derrière, une immense baie vitrée donnant sur l’immensité sidérale.

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518 — Au service de la Famille

379 mots

Sa famille était au service depuis sept générations.

Dans le grand château, ils s’étaient succédé, de garçon d’écurie à bonne, de maître queue à lavandière, de sommelier à dame de compagnie. Ses aïeuls avaient œuvré des vies durant, jusqu’au tombeau. Chaque génération avait gravi les échelons de la hiérarchie au service des Maîtres. C’était plus qu’une fierté.

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517 — Deadline éditoriale

1592 mots

Mon éditeur souhaite voir une première ébauche d’ici la fin de la semaine prochaine.

Ça serait super si j’avais écrit quelque chose. Mais pour l’instant, je n’ai rien. Même pas un début d’idée. Elles viennent toujours quand je n’ai rien pour noter. Aux toilettes ou sous la douche. Quand je me promène dans la forêt avec mon chien. Je devrais prendre un dictaphone avec moi, mais l’idée de parler tout seul à voix haute m’insupporte au moins autant que celle de m’écouter. Quelle horreur d’entendre sa propre voix.

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516 — La randonnée (partie 24)

873 mots

Il était 8 heures passées quand Hélèna se réveilla dans son lit, seule. Prise d’une angoisse, elle se demanda si elle avait rêvé les évènements de la nuit. Elle se doucha en hâte puis descendit à la cuisine. Éric s’y trouvait et préparait le petit-déjeuner.

« Je ne voulais pas te réveiller, mais je tournais en rond depuis une heure déjà », s’excusa-t-il, en s’approchant d’Hélèna pour l’embrasser.

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