Auteur/autrice : Camille X Morgan

  • 127 — Zombies

    Ce matin, en me réveillant, je me sentais bizarre, comme si la veille je m’étais saoulé, alors que non. Mal de tête, yeux lourds et collés. J’ai eu du mal à sortir de mon lit. J’avais l’impression d’être tout engourdi, d’avoir attrapé un mauvais truc mais je ne comprenais ni comment ni quoi.
    Quand je suis sorti de chez moi j’ai eu l’impression que la lumière n’était pas la même que d’habitude, comme si une chape étrange s’était abattue sur le ciel au-dessus des nuages, mangeant la lumière avant qu’elle ne nous arrive. Impossible de comprendre ce qui n’allait pas, mon mal de crâne m’empêchait de réfléchir correctement.
    Dans les rues, tous les gens que je croisais avait l’air très atteints. Leur peau semblait plus grise. Ils n’étaient plus que des ombres traînant des pieds, ne s’exprimant que par des râles et des grognements. Leurs regards vides faisait frémir et je me suis demandé s’ils savaient vraiment où ils allaient ou si leurs corps ne bougeait que grâce à une mémoire corporelle résiduelle. Cependant, et ce qui m’a étonné, aucun d’entre eux n’avait l’air agressif.
    Je me demandais sérieusement quelle étrange maladie avait pu se propager ses dernières heures pour faire de toute une population ces espèces de morts-vivants. Peut-être était-ce de ce mal que je souffrais aussi. Impossible pour moi de le savoir réellement. Je n’étais pas sorti du week-end. Pourtant, j’avais l’impression que plus ça allait, moins mon cerveau parvenait à analyser les informations que le monde m’envoyait.

    Ce ne fut qu’une fois au bureau que tout bascula et que je compris que ce n’étais pas une simple maladie.
    Bruno, mon collègue, est finalement arrivé, très tard, en traînant les pieds sur la moquette. Sa sacoche est retombée lourdement sur le bureau. Il m’a regardé avec ce regard étrange empli de rage et de honte, quelque chose que je ne compris que quand il parvint à articuler ces quelques mots :
    « Putain, j’ai oublié de changer d’heure ! »

  • 126 — Madame Peacock

    Phrase donnée par Alice Saturne

    Derrière le rideau, une main s’agitait. Madame Peacock n’en vit pas rien et continua son trajet vers le marché, pas le moins du monde intéressée, contrairement à l’habitude. Elle avait mal dormi et n’était pas d’humeur à exercer cette passion qui l’occupait depuis toujours, et plus particulièrement depuis sa retraite : espionner ses voisins.
    En voyant cette main, agitant étrangement ce rideau, peut-être aurait-elle dû comprendre que quelque chose n’allait pas chez mademoiselle Huston.
    Madame Peacock n’aimait pas beaucoup — comprendre « pas du tout » — mademoiselle Huston. Elles étaient l’exact opposée l’une de l’autre. La maîtresse d’école était aussi jeune, pimpante et bien élevée que la retraité était vieille, aigri et sans gène. C’était peut-être aussi pour ça que tout le monde adorait la première dans le quartier alors que les amis de madame Peacock ne se comptaient même pas sur les doigts d’un manchot.
    Sa mauvaise humeur du jour ajoutée au fait que cet étrange mouvement de main venait d’une des fenêtres de la personne qu’elle détestait assurément le plus dans le quartier, voire dans le monde entier — même plus que cette petite peste de Sally Salinger qui l’avait tant ennuyée durant toute l’école primaire — fit que la vieille dame passa son chemin comme si de rien n’était.
    Elle qui voyait très bien les allers et venues de monsieur Vandermulhen chez madame Grey quand son mari passait ses soirées à jouer au poker chez leur voisin et rentrait ivre. Elle voyait très bien les agissements du facteur qui passait autant de fois qu’il le fallait pour remettre en main propre le courrier à madame Williams, qui ne succombait pas à ce numéro ridicule de charme malgré un mari très souvent absent — et pas que pour déplacement professionnels, d’après madame Peacock. Assise sur le perron de sa maison, elle passait son temps assise à observer les mouvements des gens. De temps en temps, elle le faisait de derrière la fenêtre, pour que les gens se sentent libres et se laissent aller. C’était là, en général, qu’ils commettaient l’acte qui les confondait aux yeux de la vieille dame. Elle consignait ensuite tout ça dans un cahier pour être sûre de ne rien oublier.
    Mais ce matin, elle n’avait pas envie de tourner la tête, de se détourner de son chemin pour voir ce qu’était ce mouvement. D’ailleurs, à cette heure, elle aurait déjà dû être revenue du marché et assise sur son perron pour surveiller tous ces mécréants. Seulement, la veille, madame Peacock était restée éveillé très tard, surprenant monsieur McGuinty en train de creuser un trou pour cacher un paquet de billet qui intéresserait sûrement le fisc en temps voulu.
    Rendue rouspéteuse tant par le poids de la fatigue que par le retard qu’un réveil tardif avait entraîné sur son emploi du temps, Madame Peacock continua son chemin sans s’apercevoir de rien. Elle était déjà à l’angle de la rue quand la main attrapa finalement le rideau. Mais la tringle ne tint pas et le morceau d’étoffe s’écrasa au sol. Si la vieille dame avait été sur son perron, comme à son habitude, elle n’aurait pas pu voir mademoiselle Huston. Non. À la place, elle aurait découvert une silhouette, tout de noir vêtue, encagoulée, qui se redressait rapidement, un lacet dans la main, avant de se mettre à l’abri des regards.

  • 125 — Le pylône

    Phrase donnée par Alice Saturne

    Comme toujours, un pylône électrique gâchait le paysage. Frédéric avait réussi à trouver le coin romantique à souhait pour emmener Anna, la fille de ses rêves et il ne se rendait compte que maintenant qu’un pylône était au milieu de ce tableau enchanteur.
    Y était-il déjà la fois où le jeune homme était venu en reconnaissance ici ? Il ne s’en souvenait pas du tout. Impossible de savoir si c’était sa mémoire qui était défaillante — voire même sa vue — ou si ces casse-pieds d’électriciens avaient réussi à monter cette ligne dans la semaine — mais il en doutait réellement.
    Dubitatif, Frédéric restait là, les yeux écarquillés devant ce spectacle qui le dépitait au plus haut point, avec cette impression étrange que ce pylône n’était pas seulement une horreur plantée au milieu de ce paysage mais représentait le magnifique doigt d’honneur de la technologie à sa tentative de séduction
    Anna, la belle rousse au sourire plus chaleureux qu’une après-midi d’été, se tenait à côté du jeune homme et attendait un mot de sa part pour ouvrir les yeux. Il avait voulu lui faire la surprise de l’amener là, tant pour l’impressionner que pour lui faire plaisir, avec ce petit panorama du haut de la colline sur toute cette vallée sauvage. Enfin, anciennement sauvage.
    Fallait-il qu’il lui fasse ouvrir les yeux pour lui faire découvrir cette beauté défigurée ou valait-il mieux qu’il l’emmène ailleurs, quitte à passer un peu pour un imbécile en affirmant qu’il s’était trompé d’endroit ?
    Frédéric était en plein dilemme. Il fallait faire un choix rapide.
    En y réfléchissant, il savait où il y avait un autre endroit sympa. Certes, il y était déjà allé avec une de ses ex mais ce souvenir, qui ne valait déjà plus grand-chose dans sa mémoire, s’effacerait en un rien de temps s’il parvenait à séduire la belle Anna. Serrant la main de la demoiselle, il allait lui imprimer un petit mouvement pour lui faire faire demi-tour, quand, à son grand étonnement, Anna, qui avait finalement ouvert les yeux sans attendre le signal, s’écria sans que Frédéric n’y pût rien répondre :
    « Ouah ! Trop bien ! C’est la nouvelle ligne à 500.000 volts ? On peut aller la voir de plus près ? On pourra escalader le pylône ? Comment étais-tu au courant que j’adore ce genre d’installation ? »

  • 124 – Reprise

    Enfin libre. Après des mois enfermé dans cet endroit étrange, X avait enfin pu sortir.

    Arrivant chez lui, il constata avec un léger soulagement que l’endroit n’avait pas l’air d’avoir subi de dégâts de l’extérieur. Il poussa la porte délicatement, malgré tout encore un peu fébrile de ce qu’il allait y trouver. Un capharnaüm dû à la visite de quelque animal sauvage, voire pire, de quelque détrousseur ?

    Soupirant, rassuré, X découvrit son chez lui exactement comme il l’avait laissé en partant, hormis une épaisse couche de poussière et de nombreuses toiles d’araignées dans les coins.

    Posant nonchalamment son sac, l’impact au sol souleva un nuage de particules. X entreprit d’ouvrir immédiatement tous les volets, toutes les fenêtres et d’aérer un grand coup l’édifice. Il avait l’impression d’être comme cet endroit : de n’avoir pas vu la lumière du jour depuis trop longtemps.

    Ces nombreuses semaines, il s’était obligé à rester enfermé dans cette très étrange bibliothèque aux aspects de labyrinthe, antre de la connaissance où il était aisé de s’y perdre corps et âme. Certes, au départ, il l’avait choisi. Choisi de passer les tests du grand Sphinx. Choisi de s’y préparer correctement, contrairement à la fois précédente. Choisi de ne se focaliser que sur l’augmentation de ses connaissances à travers les nombreux documents que sa prison dorée lui permettait de compulser, et de laisser tout le reste de côté. Il était cependant passé par de nombreux moments de doute. Allait-il parvenir à défaire cette bête au savoir quasi illimité ? Allait-il pouvoir lui répondre ?

    À présent, tout était fini. Le Sphinx lui avait posé ses questions et X lui avait répondu. Il avait trouvé ça beaucoup plus facile que la première fois. Peut-être était-ce un signe… Il n’en savait rien. Le Sphinx ne faisait jamais que poser des questions. X ne saurait vraiment s’il avait passé le test que plus tard. On lui avait dit qu’il le saurait, qu’il le sentirait au plus profond de lui. Pour l’instant, il ne sentait rien.

    Aucune importance. X, content de ce qu’il avait pu répondre au monstre, avait décidé de reprendre sa vie tranquillement, sans attendre cette réponse, parce qu’après tout, ça n’était pas le plus important. Le plus important, c’était…

    Un fois la maison bien aérée et nettoyée, X tira la chaise de son bureau et s’installa. Il ouvrit délicatement son carnet de notes qui craqua légèrement, sorte de protestation pour n’avoir pas été utilisé, depuis trop longtemps. X trempa sa plume dans l’encre et commença à gratter le papier, souriant à ce son si familier, heureux de retrouver cette activité qui lui avait tant manqué.

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    Vous l’aurez compris, me voilà de retour. Je ne sais pas si j’aurai le temps de publier aussi souvent qu’avant mais j’essaierai. Promis.

    Et au fait : Bonne Année 😀

  • 123 – Alan

    Phrase donnée par Alice Saturne

    Il lança les dés, attendant que son destin soit scellé.

    C’était une idée folle qu’il avait eu de jouer son droit à monter à bord de cette navette par ce biais. Les chances qu’il parvienne à faire un double six sur un seul lancé étaient mince. Évidemment, il aurait pu utiliser ses pouvoirs pour arriver à ce résultat mais il savait très bien que les télékinésiens n’étaient pas appréciés et c’était justement pour cette raison qu’il avait besoin de monter à bord et de fuir cette planète un peu trop hostile pour lui.

    Alan avait lancé les dés forts sur la grande table. Ils avaient rebondi sur les parois deux fois déjà et continuaient à tournoyer sur eux-mêmes. Leur rotation commençait à ralentir, ils allaient enfin tomber et annoncer leur verdict.

    Le jeune homme retint son souffle sans vraiment s’en rendre compte. Le temps sembla ralentir. Les dés tournoyaient mais n’avaient pas l’air de vouloir s’arrêter. Il eut l’envie fugace d’appuyer dessus à distance pour terminer ce supplice et découvrir s’il pouvait monter à bord mais il se retint. Il ne voulait pas se mettre à dos ce capitaine qui, déjà, n’avait pas l’air de vouloir l’embarquer. On lui avait dit que c’était l’homme à voir pour quitter la planète le plus rapidement possible mais qu’il avait un caractère étrange et des méthodes pour juger les gens, peu conventionnelles. Ce qu’Alan avait immédiatement pu constater. Il l’avait trouvé assis sur une chaise en train de fumer un cigare, ses grosses bottes posées sur la table de jeu sur le pont arrière.

    Les dés tournaient toujours. Comment le pouvaient-ils ? Et ça ne semblait choquer personne. Le jeune homme regarda les quelques membres d’équipage qui entouraient leur capitaine et avaient les yeux rivés sur le tapis de jeu. Un ramassis d’hommes et de femmes de tous âges qui semblaient tous repris de justice. Se pouvait-il qu’il y ait un autre télékinésien dans le lot ? Les dés continuant de tourner sur eux-mêmes, le jeune homme essaya de découvrir lequel de ces personnages agissaient. Il ne serait pas compliqué à trouver, il fallait juste trouver celui qui avait l’air le plus concentré. Derrière deux gros balèzes, qui devaient être mécano ou quelque chose dans le genre vu la couche de cambouis sur leurs mains et leur bras hypertrophiés, se cachait une jeune fille aux cheveux courts et roses. Au premier regard, Alan comprit que c’était elle qui faisait ça.

    Mais pourquoi continuer à faire tourner les dés alors qu’il aurait été facile de les faire s’arrêter sur autre chose qu’un double six ? Il n’en savait rien mais si elle voulait jouer, elle avait trouvé le bon partenaire. N’hésitant plus, il commença à ralentir la rotation des petits cubes pour voir où se positionnaient les six pour les faire s’arrêter comme il le voulait. Au début, les dès ralentirent mais rapidement, ils repartirent de plus belle. Le temps pour la demoiselle de se rendre compte que l’invité surprise avait compris le manège.

    Forçant un peu, il continua d’essayer de ralentir le mouvement des dés. La jeune femme semblait puissante car malgré les efforts du jeune homme, elle parvenait à maintenir une bonne vitesse de rotation.

    Les forces invisibles qui contraignaient les deux petits cubes de résines étaient telles qu’elles commencèrent à déformer la matière, les faisant s’allonger verticalement, suivant l’axe de rotation, usant prématurément la moquette de la table de jeu.

    Le jeune homme commençait à avoir chaud et sentait des gouttes de sueur poindre sur son front et dans son dos. Derrière les deux armoires à glace, il voyait à peine le front de la jeune femme se plisser. Elle n’avait pas l’air de forcer plus que ça. Il fallait arrêter de jouer. Alan envoya lâcha un peu la pression avant de renvoyer un bon coup. Les quelques fois où il avait dû combattre des gens avec les mêmes capacités que les siennes, il avait agi de la sorte et en était ressorti vainqueur.

    Malheureusement, cette fois-ci, la jeune femme sembla anticiper son attaque et teint le choc. Les dés vacillèrent mais continuèrent leur course. Allan agrippa la table, comme pour se stabiliser et se concentra le plus intensément possible. La jeune femme se mit sur la pointe des pieds pour lui lancer un regard empli autant de détermination que de plaisir.

    Sur le pont, toutes les parois commencèrent à vibrer sous les puissances qui se combattaient en silence. Les vibrations devinrent rapidement des secousses. Les boulons qui assemblaient les plaques de métal des murs et du sol commençaient à se dévisser.

    Encore une dizaine de seconde et le vaisseau allait tomber en pièces sur le tarmac d’envol. Le capitaine claqua finalement des doigts. Les dés se plantèrent dans la table aussi vite que s’ils étaient sortis d’une arme à feu. Les tremblements stoppèrent. Alan relâcha immédiatement son esprit et la table, haletant comme s’il venait de faire un sprint, voyant la jeune femme s’essuyer le front du revers de la main. Le capitaine reposa ses pieds par terre et se leva de sa chaise. Tirant son cigare de ses lèvres :

    « On ne m’a pas menti sur toi, tu n’es pas mauvais. Bienvenu à bord ! Suis Hank, il va te montrer où tu crécheras pendant le voyage ! »

  • 122 – Le Croque-Mitaine

    Comme il faut bien se remettre au boulot un peu… C’est un peu chaud cette année pour moi après le NaNo, je ne sais pas pourquoi, j’ai une bonne gueule de bois post Novembre. Je n’avais rien écris depuis 9 jours, la plus longue période d’inactivité depuis mi-juillet. J’ai presque eu l’impression d’être rouillé. Pour l’instant, je n’ai pas décidé de reprendre le marathon (j’ai un gros exam à préparer pour mi janvier donc il faudrait quand même que je me mette à réviser). Merci d’être indulgent pour cette nouvelle de reprise.

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    Phrase donnée par Alice Saturne

    La petite fille partit dans un coin, pleurer en serrant son nounours dans ses bras. Elle n’aimait pas se retrouver seule dans sa chambre. Elle n’aimait pas être dans l’obscurité quasi complète, à peine estompée par la raie lumineuse qui passait du couloir sous la porte. Et surtout, elle n’aimait pas être punie parce qu’elle ne voulait pas faire ses devoirs.

    Elle savait qu’elle aurait la visite du croque-mitaine, qu’il sortirait du placard avec ses grands yeux verts et lumineux, comme les lucioles dans les hautes herbes, et avec ses grandes dents pointues et toutes de travers qui reflétaient comme des miroirs étranges les quelques grains de lumières qui venaient se poser dessus, sa grosse voix qui semblait être celle de pierres qu’on frotte l’une contre l’autre, son rire qui semblait faire trembler toute la pièce et faire danser le matelas.

    Et puis, il avait mauvaise haleine. La petite fille lui avait dit une fois, alors qu’ils buvaient le thé ensemble. Quand il arrivait et qu’il commençait à respirer dans la pièce avec son souffle lent et lourd, c’était comme si tout l’air se transformait en odeur de compost. La petite fille n’aimait vraiment pas ça et elle n’avait pas non plus aimé quand le croque-mitaine lui avait dit que ça venait probablement des enfants qu’il avait mangés ailleurs, dans d’autres maisons.

    Elle avait ri en entendant cette réponse mais avait bien compris au froncement de sourcils de cette étrange bestiole qu’elle ne rigolait pas avec ce sujet. La petite fille avait alors demandé pourquoi il mangeait les enfants. La réponse n’était jamais arrivée. Et la petite fille avait demandé pourquoi il ne la mangeait pas. Cette fois non plus, il n’avait rien dit.

    Elle avait élaboré un bon nombre de théorie à ce propos, s’imaginant parfois que le monstre des placards devait d’abord devenir ami avec les enfants pour les manger ou que les enfants devaient en avoir peur.

    À vrai dire, elle n’en avait pas peur. Juste, elle ne l’aimait pas. Elle le trouvait juste très étrange. Elle trouvait aussi très étrange que ses parents lui en parlent alors qu’ils ne l’avaient jamais vu en vrai. Elle le savait.

    Elle pleurait dans son coin depuis très peu de temps, juste le temps que les bruits de pas dans le couloir s’éloignent, quand la porte du placard s’ouvrit.

    « Qu’est-ce que tu as fait comme bêtise aujourd’hui pour encore être punie ? » demanda la grosse grosse voix.

    La petite fille arrêta de pleurer. Après tout, elle l’aimait bien son croque-mitaine.

  • 121 – NaNoWriMo 2013 : Fin

    2013-Winner-Facebook-ProfileNous sommes le 28 novembre et j’ai officiellement terminé cette nouvelle cession du NaNoWriMo. avec 50136 mots. Évidemment, l’histoire n’est pas terminée. Il me reste un bon morceaux à écrire encore. Je n’en suis qu’à 60%-75% peut-être.

    Je suis assez content parce que malgré un bon nombre d’activités personnelles et un emploi du temps professionnel extrêmement chargé j’ai réussi à écrire presque tous les jours, même si le jour où j’ai écrit le moins, j’ai dû me battre pour aligner 125 mots. Il y a eu des jours à plus de 2500 mots. J’ai passé quelques jours avec une moyenne à 2000 mots/jour. Heureusement parce que la fin du mois, s’est mal goupillée pour l’écriture.

    Bref, je suis avec la fameuse gueule de bois de fin de NaNo, heureux d’avoir fait le compte, mais conscient qu’il y a encore beaucoup de travail pour finir le premier jet, pour l’éditer, éditer le précédent aussi et lisser le tout pour avoir une trilogie cohérente et qui se tient.

    Je vais peut-être reprendre l’écriture de nouvelles aussi, mais pas forcément quotidiennement, histoire d’avoir plus de temps pour le reste.

  • 120 – Le NaNo, la motivation, les Statistiques

    Comme je l’avais prédit, ce mois de novembre voit le ralentissement des mises à jour du blog Le NaNoWriMo (je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer encore ce que c’est) me prend pas mal de temps, que ce soit le matin avant de partir au boulot ou le soir quand les monstres sont endormi. Et comme, le boulot, lui, n’attend pas et qu’en plus certaines personnes m’obligent à avoir une vie sociale, le mois où justement, je devrais en avoir le moins, je n’ai plus beaucoup de temps pour écrire des choses pour le blog. [/mode excuses off]

    Un point sur le NaNo2013

    Par parler de choses un peu plus sérieuses, j’avance bien, hier soir, j’avais déjà écrit 22004 mots (oui le 4est important, c’est le NaNo, CHAQUE mot compte), soit 3337 mots d’avance par rapport au quota. C’est bien mais pas forcément génial non plus sachant tout ce qui m’attends à la fin du mois comme événements loin de chez moi avec des gens où il sera très mal poli de sortir mon ordinateur et très difficile de me concentrer pour écrire. Hé oui, je suis un homme, je dois baisser le son de la radio pour faire une marche arrière :p

    La motivation

    Dans tous les cas, l’ambiance du chan IRC aide grandement à la motivation, grâce notamment aux nombreuses word war. Cette année, j’ai aussi pu tester les Write-In (rassemblement de nanoteurs où on parle au moins autant qu’on écrit). C’est une expérience assez étrange et intéressante que de se retrouver entouré d’autres gens asociaux pour parler de choses sympa qui semblerait complétement absconses (mot compliqué compte triple) au commun des mortels. Et surtout, ça permet de faire des word war en vrai et d’entendre les claviers crépiter et les stylos gratter le papier, car il y a des personnes qui ont le courage d’écrire sur le papier puis de tout recopier sur l’ordi (quel courage ! O_O’ )

    Une nouvelle chose qui m’a bien motivé hier et qui m’a permis d’écrire les 2900 mots dans la journée, ce sont les statistiques.

    J’aime les chiffres

    Par ce que je suis un psycho du chiffre, de savoir où j’en suis, combien j’ai d’avance ou de retard, combien il me reste pour atteindre le prochain quota ou le total quotidien de 1667 mots. Bref, je me raccroche à n’importe quoi qui ressemble à un petit palier pour avancer.

    C’est bien simple, hier je suis parti pour faire mes 1667 mots classiques. Entré en word war (de dingue) de 1heure complète, finalement je m’arrête à 21360. Content de moi, je m’arrête, l’objectif est atteint. En plus j’ai fait le quota du lendemain, super. Sauf qu’en y repensant bien, le quota suivant n’est pas 21333 mais 21666. Je me dis « allez, tu peux bien arriver à le claquer ce quota-là, même pas 333 mots à faire. » Je me rassois devant mon clavier et voilà que c’est reparti. 21700 et quelques mots. Je regarde mes stats et je vois ma moyenne quotidienne à 1984 ou quelque chose d’approchant. Je vais pas laisser ça comme ça alors que moins de 300 mots en plus et j’ai une belle moyenne à 2000 par jour. Et paf, c’est reparti pour atteindre 22004 mots.

    Ça parait tout con, mais grâce aux stats, j’ai écrit près de 700 mots qui auraient attendu aujourd’hui pour être écrits.

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    Pendant le NaNo, toute motivation est bonne à prendre, même quand elle est bassement numérique.

  • 119 – Bilan Marathon : Statistiques part. II

    Pour continuer dans les chiffres, parce que c’est rigolo et que ça meuble un peu mon absence encore un peu de statistiques.

    statpersonnes
    Donc on peut voir sur ce premier camembert que l’utilisation de la 3ème personne (singulier ou pluriel suivant le nombre de personnage dans l’action). Il faut se souvenir que j’utilisais les phrases qu’on me donnait et, très souvent, elles m’imposaient la personne à utiliser.

    J’ai cependant pu m’essayer à des expériences (pas assez finalement) en écrivant 2 nouvelles à la 2ème personne (La Parole & Le Commissariat). J’ai bien aimé, à vrai dire.

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    statnarration
    Encore une fois on reste dans le classique, la majorité des nouvelles sont écrites au passé, une quart au présent et 1 au futur (et oui !) qui est aussi narré à la 2ème personne (tant qu’à faire des expérimentations…), il s’agit encore une fois de Le commissariat.

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    statsexes
    Par contre, et c’est une réelle surprise pour moi qui croyait que la répartition était au moins équitable voire penchait du côté des femmes, ce sont donc les caractères masculins qui tiennent le haut de l’affiche. Cela dit, je n’ai pas regardé les phrases en détail pour voir combien m’imposait déjà le sexe du caractère principal.