Auteur/autrice : Camille X Morgan

  • 207 — [NMN2017] Les morceaux de chaussettes

    Ça y est, c’est parti. Le nouveau marathon de la nouvelle 2017 est officiellement lancé. On commence par une phrase de Sheldon Lymchat, parce que c’est lui qui m’a motivé à me relancer dans cette expérience et que ça phrase m’a inspiré (enfin, je crois).

    Comme d’hab’, n’hésitez pas à partager, commenter, dire que vous aimez ou non.
    Les offrandes sous formes de chocolat et de sushis sont acceptées 😉

    Cette nouvelle fait environ 2650 mots. Enjoy !


    Pourquoi, quand on enlève nos chaussettes, il nous reste toujours des petits bouts de chaussettes entre les orteils ? La race humaine a colonisé la Lune, Mars et Neptune. Nous avons visité près d’un quart de la galaxie, fait la guerre à des centaines de races plus ou moins hostiles, réussi à maîtriser le réchauffement climatique de la Terre et à la sauver, nous pouvons voyager à la vitesse de la lumière, voyager dans le temps (ça reste encore très expérimental, ça ne marche pas à tous les coups mais les débuts sont encourageants), et pourtant, malgré toutes nos sciences et nos avancées technologiques quand on enlève nos chaussettes, il reste toujours ces putains de petites bouloches entre les doigts de pied.
    Perso, moi, je ne comprends pas. Comment on peut être plus puissant que n’importe quel dieu n’importe quelle race rencontrée et ne pas pouvoir réussir à régler ce petit problème.
    Enfin, je dis ça, c’est pas forcément vrai. Si on prend des fils un peu plus résistants que des fibres naturelles, on n’a plus ce problème de bouloches, mais on transpire comme un cochon, donc ça ne va pas non plus. Cela dit, je ne suis pas certain qu’un cochon, ça transpire vraiment des pieds.
    « Hey ! Gustave ! Tu rêves ou quoi ? Tu vas encore te faire sanctionner si tu t’actives pas ! »
    Ernest me tire de mes pensées. Le menton posé sur mes mains, elles-mêmes posées sur le manche de ma serpillière, j’étais encore parti loin.
    « Tu pensais à quoi cette fois ?
    – Aux petits bouts de chaussettes dans les chaussettes.
    – Ça me dérange pas, moi… Et est-ce que ça vaut vraiment un jour non payé ou de se faire virer parce que tu t’es arrêté en dehors du créneau de pause ?
    – Non, tu as raison. En plus, j’ai bientôt fini. »

    Je termine mon boulot. Il est tard, il fait nuit depuis plus de quinze jours. C’est la période où ça commence à être lourd. Presque autant à tenir pourtant. Il n’y a pas que des avantages à vivre sur la Lune. Je rentre chez moi. Sur le chemin, je vois les bars pleins de clients. J’irais bien y faire un tour, mais je suis obnubilé par cette question sur les chaussettes. Pourquoi est-ce que personne n’a trouvé de solution ? Ou alors, les riches ont d’autres produits dont on nous parle pas, à nous, les sous-fifres, des produits qui empêchent de transpirer et qui ne font pas cette sensation désagréable de bouloches entre les orteils. Je n’aime pas ça. Et je n’aime pas cette idée que les riches pourraient ne pas connaître ce problème alors que nous, si. Ce n’est pas parce que je suis un simple nettoyeur que je n’ai pas le droit d’avoir une meilleure qualité de vie.

    Arrivé chez moi, je sursaute en trouvant quelqu’un dans mon canapé, une de mes bières à la main. Après avoir manqué une crise cardiaque parce que mon appartement est programmé pour n’ouvrir qu’à moi, je regarde l’inconnu plus précisément. Il a posé la bière sur la table basse en se levant et vient vers moi. J’ai l’impression d’être face à un miroir déformant. C’est comme si je me voyais…
    « Oui, je suis toi plus vieux, dit le type, l’air extatique.
    – Pardon ?
    – Je suis toi. Je suis Gustave. Mais je viens du futur donc je suis plus vieux.
    – C’est impossible. Pour remonter le temps, il faut des accélérateurs subquantiques et une quantité astronomique de roche des anciens anneaux de Saturne, et, pour l’instant, on n’a pas réussi à faire voyager d’être vivant. C’est très drôle, mais je ne sais pas qui vous êtes, monsieur, ni comment vous avez réussi à entrer chez moi, alors il va falloir partir sinon, je me verrai contraint d’appeler les forces de l’ordre.
    – Je les connais aussi, les cours, je les ai suivis aussi. Mais sérieusement, j’ai réussi à fabriquer un engin miniature pour voyager dans le temps. Plus besoin d’accélérateur gigantesque, plus besoin de roche saturnienne, plus besoin de tout ça. »
    Je reste debout, prêt à intervenir face à ce type, qui m’a l’air un peu dérangé. Si ce n’était notre ressemblance flagrante, je crois que j’aurais déjà appelé de l’aide.
    « Pourquoi venir me voir moi et pas l’annoncer à tout le monde, aux scientifiques, recevoir le prix Nobel, devenir riche et célèbre ?
    – Parce que c’est le premier voyage que je fais, le premier test concluant ! Je viens de revenir cinq ans en arrière ! D’abord, j’ai cru que je m’étais encore planté dans mes calculs, et puis j’ai remarqué que l’appartement n’était pas rangé exactement de la même façon. En fait, je n’ai pas bougé.
    – Et tu es là depuis combien de temps ? J’imagine que tu n’as pas voyagé avec ta bière.
    Il jette un coup d’œil à la canette.
    – Je savais que tu n’allais pas tarder à rentrer, je me souviens encore de mes horaires de l’époque. En attendant, je me suis servi dans le frigo. C’est un peu chez moi, ici.
    – Super, donc maintenant qu’on s’est vus, tu peux retourner chez toi et annoncer ça au monde entier. Non, mieux. Explique-moi comment tu as fabriqué cette machine que je la fabrique tout de suite pour devenir riche maintenant.
    – Toujours l’esprit pratique, je me reconnais bien là ! »
    « Pop ». C’est le son de l’air qui remplit le vide laissé par le départ inattendu de mon moi du futur.
    Ah ! Ben merde ! Je reste là, comme un rond de flan, sans savoir si j’ai vraiment vu ce que j’ai vu ou si ce n’étaient que des hallucinations dues à la fatigue.
    La canette de bière restée sur la table basse prouve qu’il y avait bien quelqu’un ici.
    Il m’en faut une, à moi aussi. Je vais vers la cuisine et je sursaute en voyant que j’y suis aussi. Enfin pas moi, l’autre moi.
    « Parce que t’arrives à te téléporter aussi ? T’aurais pu le dire plutôt que disparaître comme ça, sans prévenir !
    – Tu me confonds avec mon moi d’il y a cinq ans, me répond l’alter ego.
    – Quoi ?
    – Je suis arrivé dans ton salon il y a cinq ans et j’en suis reparti sans le vouloir. Et j’ai mis cinq ans pour réussir à revenir. »
    Je me regarde à nouveau. C’est vrai que je ne suis pas habillé pareil et j’ai l’air plus vieux que tout à l’heure. Ça va, j’ai l’air de bien garder la forme, quand même. Je ne vais pas me plaindre.
    « Pourquoi il t’a fallu autant de temps pour revenir ? Je croyais que tu maîtrisais ?
    Je me vois faire une moue familière. Je suis gêné et je ne veux pas me l’avouer.
    – En fait, je ne maîtrisais pas. C’était une première tentative fructueuse. Il a fallu que je fasse d’autres tests, pour que je comprenne bien comment ça fonctionne. Et puis, j’ai fait quelques autres voyages avant de revenir ici. J’ai testé pour être sûr que ça marche bien avant de te donner toutes les informations. Parce que je nous connais. Si je ne te donne pas une solution clef en main, avec des explications précises, tu vas râler et t’énerver. Et c’est pas bon pour notre avenir. Je voudrais pas non plus réduire notre espérance de vie, hein.
    Je roule des yeux. Qu’est-ce que je peux être pipelette des fois ! Je comprends ma mère, maintenant, quand elle me le disait.
    – Venons-en au fait, s’il te plaît.
    – Je veux bien une bière. C’est bien pour ça que tu étais dans la cuisine, non ? Je me souviens bien avoir bu une bière après ma première rencontre avec le moi du futur.
    – Mais c’est toi, le moi du futur ! dis-je.
    – Là oui, mais quand j’ai fait le premier test, je suis arrivé ici, il y a cinq minutes et j’ai rencontré mon moi du passé, et donc j’ai aussi rencontré mon moi du futur. Et donc mon futur moi, enfin notre futur nous se souvenait de cette rencontre, comme je me souviens de la scène que tu viens de vivre des deux points de vue, moi jeune et moi moins jeune.
    – Je crois qu’il va me falloir plus qu’une bière.
    – Ah non ! Il faut garder l’esprit clair pour qu’on puisse travailler sereinement. Une bière et on bosse. »
    Je souffle. Je ne me savais pas si sérieux. Mais c’est vrai qu’acquérir un savoir durement acquis en dix ans par quelqu’un d’autre, ça ne va pas être simple. Surtout, si je veux l’amener à l’université en disant que j’ai tout fait tout seul, même si, après tout, ça n’est pas un mensonge, c’est vraiment moi qui ai fait tout ça, juste pas encore.
    J’ouvre le frigo et sors deux canettes. Je m’en donne une avant de retourner au salon. J’avale une gorgée et je vais chercher de quoi noter. J’aime travailler sur papier dans ces cas-là.
    « OK, donc on commence par où ? »
    J’entends simplement un « pop » comme réponse à ma question. Je me retourne et je ne suis plus là. Je me fous de ma gueule, j’ai l’impression. Je ne sais pas si je suis déjà une tête à claques comme ça, mais j’ai du mal à me supporter vieux. Il va falloir que je travaille dessus.
    Je me jette plus que je ne me pose sur le canapé. Je n’ai plus qu’à reprendre ma vie tranquillement en attendant que je réapparaisse…
    « Pop »
    Je me retourne et je me vois. J’ai encore pris un coup de vieux. Mais j’ai toujours mes cheveux. C’est déjà ça.
    « Combien de temps, cette fois ? dis-je.
    – Sept ans. »
    Je reste étonné. Difficile d’appréhender cette durée alors que, pour moi, mon alter ego est parti seulement quelques secondes.
    « Je suis désolé. Problème de carburant, mais cette fois promis, ça devrait aller.
    – Ça ne serait pas plus simple de revenir avant le premier test pour te dire tout ce qui déconne ? Et puis, comment ça se fait qu’un simple problème de carburant puisse prendre sept ans pour être réglé ?
    – En fait, c’est un peu plus compliqué que ça. Je n’arrive pas à régler aussi finement que ça les voyages, en fait. On ne peut pas choisir la date et l’heure. En vrai, on ne peut faire que des bonds à des distances temporelles précises. Tu vois, c’est un peu comme une autoroute, tu ne peux pas y entrer ni en sortir quand tu veux. Il faut être au bon endroit pour prendre la bonne sortie qui t’amènera à un endroit précis. Là, c’est pareil, sauf que c’est avec le temps que ça marche et que c’est un peu moins linéaire.
    – Donc tu ne peux pas faire un bond de 5 minutes en arrière ?
    – Non, ce sont des ponts bien précis du temps. Tu ne peux pas partir quand tu veux. Et le point se déplace dans le temps aussi, donc chaque fois il est un peu plus tard.
    – C’est pour ça les délais entre chaque voyage ?
    – J’ai réussi à voyager entre deux visites à ton toi de maintenant, mais c’est toujours compliqué. Des fois, je n’arrive pas à savoir quand je vais atterrir. Une fois, je suis tombé avant la colonisation de la Lune, j’étais mal. Heureusement que j’ai réussi à rentrer rapidement, sinon nous serions mort de froid… »
    Je ne sais pas trop comment rebondir après cette nouvelle. Je reste à me fixer comme un idiot.
    « Une petite bière et on se met au boulot ? me demande mon moi qui se rend bien compte du blanc créé par son annonce.
    – Tu vas me plier mon stock en une soirée, j’ai l’impression, dis-je en soufflant. Tu disparais pas cette fois, hein ?
    – Promis. »

    Quand je reviens de la cuisine, je suis encore là. C’est plutôt rassurant.

    Pendant une bonne heure, je m’explique les fondements du voyage dans le temps. C’est un peu compliqué à comprendre, très baroque la façon dont ça fonctionne. C’est tout à fait différent de ce que tout le monde peut imaginer, surtout l’impossibilité de choisir une date et une heure précises. Il faut choisir la bonne route et la prendre au bon moment. Heureusement, je m’explique aussi comment repérer ces chemins à l’avance et déterminer avec une relative précision leur destination.
    Ensuite, nous passons au côté vraiment technique : comment j’ai construit ma machine à voyager dans le temps. En lieu et place de machine, c’est une espèce de montre, que mon alter ego tient en main. Un peu plus grosse qu’une de ces vieilles montres de poche de l’époque moderne terrienne, l’objet comporte des aiguilles. On dirait une relique d’un autre temps. Je m’explique que les voyages temporels ont une tendance à dérégler l’électronique quantique ou régulière et qu’il vaut mieux un bon système mécanique.
    « Mais comment ça se fait que tu repartais de manière intempestive, alors ? finis-je par demander.
    – La première fois, c’est parce que je ne savais pas vraiment ce que je faisais, alors j’avais réglé un retour automatique assez proche, mais comme je ne maîtrisais pas trop la précision temporelle, ça s’est avéré plus court encore que je le pensais. La seconde fois, je me suis trouvé à court de carburant. Mais c’étaient des modèles différents. Maintenant, il est autonome et n’a plus besoin de quoi que ce soit pour fonctionner. Il faut juste que je le remonte de temps en temps.
    – C’est plutôt économique, c’est bien. »
    Mon moi du futur se lève.
    « Je ne vais pas pouvoir rester plus longtemps, la fenêtre va bientôt se refermer. Surtout, va au plus tôt montrer tout ceci et rends nous célèbre et riche. Et prends soin de nous. »
    Je ne sais pas trop quoi répondre. Normalement, je ne devrais plus me rencontrer. C’est comme voir partir un parent proche pour toujours.
    L’autre va pour appuyer sur un des boutons de la grosse montre à voyager dans le temps, mais une question me vient :
    « Au fait, pourquoi tu t’es lancé dans l’invention d’une machine à voyager dans le temps ? »
    Il lève des sourcils et réfléchit un instant. On dirait que même lui a oublié la raison originelle. C’est tout moi, ça, je me lance dans un projet corps et âme au point d’oublier le pourquoi je le fais.
    « C’est vrai qu’avec tout ça j’ai oublié de t’expliquer pourquoi. En fait, j’ai été obnubilé par une question pendant des années, ça me prenait tellement la tête que j’en ai perdu mon boulot, que je ne sortais plus voir mes amis et que j’ai même fait une dépression. Mais un jour, j’ai trouvé la réponse à cette question, je me suis rendu compte que j’avais tout perdu et que je ne pouvais pas rester comme ça. Alors j’ai décidé de ressortir mes cours pour réussir à remonter dans le temps. Il fallait que je me donne cette réponse pour m’éviter tous les problèmes que cette question m’avait apportés.
    – Mais de quelle question tu parles ??
    – Bah ! Pourquoi est-ce qu’il reste des morceaux de chaussettes entre les doigts de pieds ?
    – Cette question nous a fait tomber en dépression ? »
    Cela dit, ce n’est pas vraiment étonnant, je me connais et quand je vois comme j’étais parti du boulot ce soir, avant de me rencontrer, j’aurais pu réfléchir longtemps sur le sujet.
    « Tu sais comment nous sommes, non ? Allez, il faut que j’y aille.
    – Attends ! Tu m’as pas donné la réponse à cette question !! »
    « Pop »
    Je me vois disparaître, je crois avoir entendu la réponse, mais je ne suis pas sûr. Ça ne peut pas être ça. C’est trop simple.

    « Tu essores trop vite le linge. »

    PS : Merci à Aemarielle pour la relecture attentive et la correction des fautes.


    N’oubliez pas d’aller découvrir le texte de Miki à cette adresse : https://mikicowin.wordpress.com/2017/09/13/nouvelle-n1-le-cafe-presque-renverse

  • 206 — Starting-blocks marathon 2017

    La rentrée est passée, la vie reprend son rythme, les vieilles habitudes reviennent, les nouvelles sont en train de se prendre.

    Le premier texte de cette session du marathon de la nouvelle 2017 est en cours de finalisation.

    Il sortira mercredi à 19h. Ce sera notre rendez-vous hebdomadaire, puisque les sorties se feront chaque fois ce jour à cet heure.

    Mais ce n’est pas tout.

    Quelqu’un a décidé de se joindre à moi pour ce marathon. C’est Miki Cowin. Elle a trouvé l’idée de partir d’une phrase pour écrire intéressante et nous allons, chaque semaine et sans concertation, écrire un texte à partir de la même phrase de départ.

    Vous pourrez lire ses textes ici mikicowin.wordpress.com blog qu’elle a créé pour l’occasion.

    J’espère que vous êtes prêts parce que nous, oui ! normalement xD

     

  • 205 — Le nouveau marathon – Part II

    Une petite semaine après ma décision de reprendre un marathon de la nouvelle, et la consultation faite auprès de mes quelques lecteurs et lectrices, les résultats sont tombés, le choix s’est porté sur une nouvelle par semaine.

    Je ne sais pas encore quel jour elle sortira, peut-être le mercredi ou le vendredi. Je verrai bien, mais elle sortira toujours le même jour pour permettre à tout le monde d’adopter une routine sympa (d’écriture pour moi, de lecture pour vous).

    Pour les phrases, il y a eu moins d’inspiration que je l’espérais, seuls 5 courageux et courageuses ont soumis des phrases.

    Au vu du nombre et du rythme, et contrairement à ce que j’écrivais dans ma précédente note, je ne vous demande pas votre avis sur ces phrases, je vais choisir l’ordre.

    N’hésitez pas à continuer à m’envoyer vos phrases dans les commentaires de cette note, de la précédente ou des prochaines.

    À bientôt !

    [Edit du 05/09/2017 : on est passé à 13 phrases]


    Les phrases pour l’instant :

    « Elle le regarda droit dans les yeux et lui dit : Non mais tu es complètement dingue !!! Pourquoi tu as fait ça ?? » — Christelle Muller

    « Il regarda le sang s’écouler dans le caniveau, puis remonta son flot paresseux jusqu’à un pied nu dépassant des sacs poubelles entassés par des voisins peu respectueux. Un pied de femme, soigné et habillé d’une fine et élégante sandale à talon haut. » — Olivier Saraja

    « 02h37. Le smartphone à la pomme bipa 2 fois : Je l’ai tué … il a eu une crise cardiaque et j’ai éloigné le téléphone de lui avant qu’il ne puisse appeler des secours. » — Mlle Cup of Tea

    « Profondes, sourdes, les vibrations possédèrent son corps et la nausée le tira des ténèbres. » — Fred Galusik

    « Les éléphants ont de grandes oreilles mais est-ce qu’ils chantent ou parlent ? Est-ce qu’ils savent jouer avec des pelotes de laine ? » — Ma nièce

    « Le train arrive, enfin ! Sur ce quai, toute emmitouflée et perdue dans la foule, va-t-il me reconnaître ? » — Mélize The Fairy

    « Sa main a saisi la mienne, comme ça, sans arrière pensée… et ne l’a plus lâchée. C’est là, je m’en souviens parfaitement, tous deux assis dans ces fauteuils de cinéma, que tout a commencé… une longue descente… vers les enfers, vers le doute et l’introspection… vers le bonheur peut être… » — Amélie Molinaro

    Les suivantes sont toutes de Sheldon Lymchat et ont toutes été dites dans le monde réel (mot-dièse O_o’)

    « Tu fumes depuis l’âge de quel âge ? »
    « Moi, j’ai pas confiance. Je peux pas dormir en voiture si c’est pas moi qui conduis. »
    « Je croyais que vous étiez quelqu’un de bien… mais, en fait, les gens comme vous, ils meurent et ils vont en enfer. »
    « Pourquoi, quand on enlève nos chaussettes, il nous reste toujours des petits bouts de chaussettes entre les orteils ? »
    « T’as déjà essayé le truc du bout de viande dans le verre de Coca ? Ben, c’est meilleur avec une rondelle de citron. »
    « Toi t’as le verre avec les pastèques dessus et moi j’ai celui avec le Coca dedans. »

  • 204 — Un nouveau marathon de la nouvelle ?

    Depuis quelques semaines déjà, cette idée me trotte dans la tête : me relancer dans un marathon de la nouvelle.

    Pour celles et ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, j’ai fait un petit marathon en 2013, de mi-juillet à fin octobre, j’ai écrit une nouvelle par jour, chaque jour (à quelques exceptions près). Le point particulier étant que le point de départ était toujours une phrase donnée par quelqu’un. Vous pourrez retrouver tout ce qui concerne ce marathon en cliquant sur ce lien : https://comtedex.wordpress.com//?s=marathon&search=Go
    Vous y trouverez divers bilans et réflexion de cette épreuve et la liste des 97 nouvelles écrites alors.

    Un coureur

    Depuis, j’ai publié deux romans et une nouvelle, mais le fait de devoir écrire régulièrement me manque un peu, donc je pense relancer ce marathon.
    Si la fois dernière, j’écrivais une nouvelle par jour, en plus du rythme pas toujours simple à tenir avec la vie d’à côté, il me manquait du temps pour faire un vrai travail éditorial ensuite (correction des fautes en profondeur, comme lissage du style). Donc je pensais peut-être me lancer sur un rythme plus lent comme 3 fois par semaine (Lundi, Mercredi, Vendredi ?) voire même une seule fois par semaine, ce qui permettrait d’écrire des choses plus longues.

    C’est là que j’ai besoin de vous, de votre avis pour me dire quel rythme vous préférez.

    [polldaddy poll=9817654]

    Ensuite, je veux encore partir sur des phrases qui ne sont pas de moi, ça ajoute de la contrainte, c’était vraiment sympa, et je pense que c’est ça vous fait plaisir de participer, non ? (j’espère que vous allez répondre « oui » xD)

    Donc, si vous voulez, vous pouvez déjà mettre en commentaire ici, des phrases d’accroches, ce que vous voulez, mais une seule phrase à la fois (histoire que je ne m’y perde pas). Je les rassemblerai sur un prochain billet et ferai un sondage pour savoir lesquelles vous plaisent le plus. Comme ça, ce n’est pas moi qui choisirai mon point de départ, mais vous. (oui, j’ai décidé de vous faire bosser un peu plus cette fois-ci 😉 )

    Ensuite, pour ajouter de la difficulté, je pense vous demander une nouvelle fois votre avis pour classer les phrases qui vous inspire le plus.

    Une dernière chose, je ne sais pas combien de temps je vais tenir. Évidemment, ça dépendra du rythme adopté, mais j’espère au moins tenir jusqu’à fin octobre si vous choisissez un rythme journalier et au moins noël si c’est hebdomadaire.

    À vous de jouer 🙂

  • 203 — Gif animés et Pixelart II

    Le temps passe vite, tout le monde le dit, tout le monde le vit, mais je n’oublie pas mes passions annexes à l’écriture, à la musique, à ma famille et au reste.

    J’avais fait un post sur le Pixel Art où je montrais des échantillons de ce que j’avais déjà fait, mais depuis je n’avais pas beaucoup eu l’occasion de m’y remettre.
    Hier, au détour d’un tweet, j’ai découvert un petit logiciel gratuit et facile à prendre en main pour créer des animation de sprites et les exporter facilement en gif.

    Je m’y suis remis et j’ai ajouter quelques action à mon blob d’origine :

    16px x 16px 64px x 64px
    L’original
    Blob Blob64
    La nouvelle version
    Il avance
    Un petit saut
    Il saute en se déplaçant
    Le blob attaque (gaffe aux dents)

    En espérant, cette fois, ne pas attendre 2 ans pour m’y remettre.

    N’hésitez pas à commenter, à dire que c’est à chier ou que vous adorez, que vous voyez bien un escargot ou autre chose animé la prochaine fois, ça me fera plaisir 🙂

  • 202 — L’univers ne veut pas que vous lisiez la suite de l’Horloge !

    Aujourd’hui, avait lieu le speed dating des Imaginales, célèbre festival de la littérature de l’imaginaire qui se tient chaque année à Épinal.
    Ce speed dating permet à des auteurs de rencontrer des éditeurs en direct et de leur présenter un manuscrit.
    J’avais essayé de m’inscrire l’année dernière mais je n’avais pas été retenu, parce qu’inscrit trop tard.
    Donc cette année, quand j’ai été contacté par la personne en charge de cette activité à la mairie d’Épinal, j’ai préféré sauter sur l’occasion plutôt que de la laisser passer une seconde fois. Pour ma part, comme expliqué dans une note précédente, j’ai déjà 1000 trucs sur le feu et, surtout, je n’avais pas de projet fini à présenter.

    Mais comment as-tu fait, me demanderez-vous, sans projet terminé ?

    Plot twist : des projets commencé, j’en avais (au moins) un.

    Biscornu, à peine commencé sur le papier, navigant dans ma tête depuis déjà au moins 3 ans, je ne voyais que celui-ci pour séduire un éditeur (et mon charme irrévérencieux et parfaitement maîtrisé, évidemment).
    J’ai donc bossé dessus, le projet, pas mon charme 😉 , pour en préparer un pitch d’accroche et une vingtaine de pages.
    La semaine dernière, j’ai eu la confirmation que j’étais retenu pour la session de cette année. En début de semaine, nous avons reçu la liste des éditeurs présents. On nous demandait de faire une liste de priorité de ceux que l’on voulait rencontrer. Dès le départ, nous étions prévenus qu’il serait difficile de voir le patron de Bragelonne, maison d’édition de l’imaginaire dont la réputation n’est plus à faire, parce qu’il serait très demandé et qu’il serait possible de le rencontrer sur le salon les autres jours.
    Pour ma part, j’avais prévu de faire le voyage sur la seule après-midi, donc j’ai quand même mis Bragelonne en n°1 de mes vœux parce que mon projet correspond bien à leur ligne éditoriale et que je ne restais pas suffisamment pour espérer le voir à un autre moment.

    Arrivé cet après-midi à l’heure du rendez-vous, je croise des têtes connues du groupe NaNo de Strasbourg, dont une qui participe aussi au speed dating. Une fois que tout le monde est là, nous nous dirigeons vers le lieu secret, un café qui semble avoir oublié que nous débarquions.
    Nous étions quand même 19 auteurs retenus, plus les gens de l’organisation et les éditeurs (7 ou 8, je dirais).
    On nous parque à la cave, en attendant, ce qui permet grâce à la promiscuité de faire parler tout le monde et de détendre un peu l’atmosphère. Les rencontres se feront en salle, à la surface.
    Arrive enfin la MC, Silène Edgar, qui gère cette activité depuis deux ou trois années déjà. Elle est très sympa et nous rassérène, parce qu’il y a quand même un peu de stress comme avant un oral du bac. Elle annonce les gens qui vont passer avec quelle maison d’édition.
    Je suis appelé en premier.
    « Tu vas voir Stéphane Marsan ! » me dit-elle.
    Je reste un peu bouche bée, puisque je suis le premier à passer avec Bragelonne alors que je m’attendais à ne même pas pouvoir le rencontrer.
    Ensuite, j’ai pu rencontrer ActuSF, puis Critic, et enfin L’Atalante, qui, de prime abord, ne semblait pas intéressé, mais m’a quand même laissé parlé du projet et m’a finalement apporté quelques critiques constructives vraiment intéressantes.

    Dans l’ensemble, tout le monde a eu l’air intéressé par mon projet, mais la plupart auraient préféré un projet fini. L’ensemble des rencontres a cependant été bienveillante et intéressante.

    Voilà ce qui me mène au titre de cette note de blog…

    L’univers ne veut pas que vous lisiez la suite de l’Horloge parce que pour l’instant, il me pousse à écrire rapidement un premier jet de ce que j’ai présenté ici pour pouvoir le soumettre tout aussi rapidement. Ce qui repousse d’autant la sortie de La Neste Funeste.
    Cependant, et avant de jurer le point levé vers l’écran de votre ordinateur/tablette/smartphone/fax(!), sachez que j’entrevoyais déjà une réécriture complète de la Neste Funeste pour l’améliorer, donc soyez assurés que la patience qu’il vous faudra encore afin de pouvoir la lire n’apportera que du mieux (j’espère pour mes fesses, sinon, je sens bien que vous allez venir avec des fourches ^)

  • 201 — L’Horloge sur Pinterest

    Pour écrire l’Horloge de la XIIIe Heure, je me suis basé sur quelques documents importants pour moi et surtout véritables. Et je trouvais ça intéressant de vous les montrer.
    Donc j’ai créé un tableau sur Pinterest pour regrouper ces quelques éléments.
    Vous y verrez en vrac :
    — Un plan de l’exposition (avec un lien pour le consulter en ultra HD sur le site de Gallica)
    — Des photos du dôme central et de la porte de l’horlogerie de l’Exposition universelle
    — La couverture du livre, parce que, bon, il fallait la mettre

    Mais surtout le plus important pour moi le facsimilé de l’article de journal relatant le double suicide de Marc Rongier et Joseph Bougy et les facsimilé de leurs actes de décès. D’ailleurs dans le livre l’acte de décès de Joseph Bougy est retranscrit à l’identique, fautes et erreurs incluses.

    Donc, si ça vous intéresse, c’est par ici :

    https://fr.pinterest.com/comtedex/lhorloge-de-la-xiiie-heure/

  • 200 — Au Rendez-Vous

    Ça y est tout est prêt pour la sortie de mon nouveau roman : Au Rendez-Vous

    Il sortira le 14 avril et est déjà en précommande au prix  de lancement de 0,99 € en version numérique (au lieu de 4€99).
    — chez Amazon (mobi)
    — chez Kobo/Fnac (ePub)

    La version papier ne tardera pas à suivre.

    Et de quoi ça parle, me demanderez-vous ?

    Voici la 4e de couv 🙂

    Il y a des promesses qui peuvent sceller une vie.

    L’année du Bac, Max et ses amis ont fait la promesse de se retrouver dans leur bar habituel à la même date, douze ans plus tard, à l’aube de leurs 30 ans. Dès les vacances, le groupe se sépare pour ne plus jamais se recroiser.

    Si Max a pris cette promesse au sérieux, c’est qu’il espère trouver dans ce rendez-vous, sa dernière chance de revoir Charline, celle dont il a toujours été amoureux au lycée, et de lui exprimer enfin les sentiments qu’il n’a jamais osé lui avouer. Mais Charline viendra-t-elle au Rendez-Vous ou Max est-il le seul à encore croire en cette promesse ?

    Entre rencontres inattendues et nouvelles difficiles à encaisser, Max devra faire la paix avec ses sentiments et replonger dans la musique, passion abandonnée depuis trop longtemps, pour reprendre le contrôle de sa vie.

  • 199 — Un point sur mes projets

    Je ne suis habituellement pas quelqu’un de très bavard pour mes projets (les terminés sont terminés alors pourquoi en parler ? et les à venir ne sont pas finaliser, alors pourquoi vous embêter avec des trucs pas fini ?), mais avec le redesign de la couverture de l’Horloge, je me rends compte que plus de gens que je le pensais attendent la suite et que les prochains mois risquent de les décevoir ou au moins de les déconcerter (spoiler : j’espère quand même pouvoir sortir la Neste Funeste avant la fin de l’année (scolaire, même, peut-être, si tout va bien)).


    Photo par Yann Riché

    Le problème étant que tout projet pas encore finalisé reste dans ma tête à me faire réfléchir et donc me prendre du temps de concentration, m’empêchant de me focaliser correctement sur les autres, il faut que je priorise les choses à finir. Le plus logique pour moi, en tant qu’auteur/illustrateur, est donc de finir les projets les plus aboutis pour ensuite m’attaquer à ceux où il reste le plus de boulot.

    C’est pourquoi je préfère expliquer tout ça, ici, avant de faire des choses qui vous paraîtront illogiques ou incohérentes.

    Essayons de faire un point clair des projets en cours :

    — L’Horloge de la XIIIe Heure

    Ce roman est terminé, mais il a eu un départ compliqué. Les éditions qui se créaient au moment de l’accueillir sont mortes-nées et malgré tous les efforts et la bonne volonté des personnes qui portaient ce projet, elles ne verront jamais le jour.
    Le redesign de la couverture est une façon, pour moi, de tourner la page (normal pour un livre, non ? 😀 ) et de reprendre officiellement et complètement le projet à mon compte. Je suis encore en train de travailler dessus pour la version papier, qui demande beaucoup plus de travail que la sortie d’une version numérique (qui en demande déjà pas mal).

    — La Neste Funeste

    Pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi, c’est le titre de la suite de l’Horloge. Cette histoire est écrite depuis presque 5 ans (oui, vous lisez bien). Il reste quelques détails à finaliser, mais ce sont toujours les plus compliqués. Ces bouts d’Histoire avec un H majuscule qui font que l’histoire garde une certaine cohérence historique (je vous raconterai peut-être un jour comment j’ai compté le nombre de pas qui séparent l’école militaire et la Tour Eiffel ou comment j’ai cherché le cycle réel de la Lune pour l’Horloge).
    Je suis bien décidé à finir ce projet dans les prochains mois.
    En tout cas, soyez rassuré(e)s (si besoin il y avait de vous rassurer), la suite de l’Horloge arrive bientôt.
    (Et comme maintenant, c’est écrit sur l’Internet mondial, je me dois de tenir un minimum le timing ^^).

    — Au Rendez-Vous

    « Au Rendez-Vous » est un roman contemporain, une histoire d’amour. Je l’ai écrit bien après la Neste Funeste, mais celui n’ayant pas le problème de recherches historiques, il a été finalisé bien plus rapidement.
    Il a également avancé bien plus vite que les autres parce qu’il a failli être édité par une maison d’édition en fin d’année dernière. Cependant, comme c’était également une maison qui se créait et que je n’ai pas trouvé toutes les garanties pour ne pas retomber dans le même problème que pour l’Horloge (entre autres), j’ai préféré ne pas donner suite.
    Il en reste que j’ai un roman terminé et prêt à être publié dans mon tiroir (lire : dans le foutoir de mon disque dur (qui est quand même bien mieux rangé que mon bureau)). Il ne reste que la couverture à faire (et je vous laisse imaginer à quel point elle sera plus simple à réaliser que celle de l’Horloge ^^).

    Pour en revenir à mon problème de gestions de projets parallèles, je préfère sortir Au Rendez-Vous au plus tôt, pour pouvoir clore ce projet et me mettre à 100% dans la finalisation de la Neste Funeste.

    Je ferai un post complètement dédié à ce roman d’ici quelques jours pour vous en parler plus en détails.


    D’ici là, n’hésitez pas à me dire en commentaire, ce que vous pensez de tout ça, ça m’intéresse vraiment.

  • 198 — Nouvelle couverture de l’Horloge de la XIIIe Heure

    Et voilà, vous l’attendiez tous (ou pas), mais c’était un projet que je repoussais depuis trop longtemps.

    Voici donc enfin la nouvelle couverture de l’Horloge de la XIIIe Heure.

    N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires !

    Les nouvelles éditions du livre devraient être disponible rapidement.

    Couverture de L'Horloge de la XIIIe Heure

    Et pour celles et ceux qui ne sauraient pas de quoi on parle, plus d’explications par là : 🙂
    La page de l’Horloge de la XIIIe Heure