Pour une fois, le texte n’est pas issue d’une phrase imposée, mais d’une idée de forme narrative donnée par mon ami écrivain Florestan.
621 mots
Il faisait nuit, il pleuvait. Il était claqué de sa journée et ne rêvait que de rentrer chez lui. D’ailleurs comment était-il arrivé dans ce quartier ? Il ne savait plus. Ce n’était pas grave, il prendrait le premier métro qu’il trouverait. Peut-être aurait-il dû prendre le taxi qu’il venait de voir ? Il se faufila à travers un groupe énervant et bruyant de gens qui prenaient tout le trottoir.
Ce fut en passant devant cette ruelle qu’il entendit le coup de feu et vit l’éclair du tir illuminer les murs sales. Il se figea. Au bout, un homme s’écroula, visiblement sans vie. Un autre était derrière lui, par terre, le bras tendu avec ce qui semblait être une arme en main. Il la jeta et se releva, puis regarda sa victime, puis dans sa direction et le vit.
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