Auteur/autrice : Camille X Morgan

  • 007 – Rixe

    Phrase donnée par Alice Saturne

    Conscient de ce qui se passait autour de lui, il ne leva pourtant pas le petit doigt. Il avait chevauché pendant plusieurs jours, dormi à même le sol, bu de l’eau à moitié croupie. Il avait droit à ce verre de whisky et surtout, il avait droit de le savourer dans le calme. Ou au moins, loin de ce capharnaüm.

    Il pensait pouvoir terminer son verre tranquillement, comme il ne prenait pas part à cette rixe idiote, mais l’un des nombreux combattants venait de s’écraser sur lui. Il voulut ne rien en faire. Un second bonhomme le percuta, le faisant renverser une partie de son verre.

    Quand un troisième vint vers lui rapidement, notre héros n’y tint plus. Il posa rapidement son verre, se retourna pour rattraper celui qui allait le bousculer, le repoussa, dégaina et tira dans les genoux de cinq des combattants. Les autres s’immobilisèrent immédiatement.

    Tous regardèrent celui qui tenait le pistolet encore fumant. Quand il était arrivé, personne n’avait vraiment fait attention à son air sale et sa silhouette usée par un long voyage. À présent qu’il était dressé, raide comme la justice, tous pouvaient voir luire sur le revers de son manteau, son étoile de marshal.

  • 006 – L’emménagement

    Phrase donnée par Alice Saturne

    « Tu m’appelles, si ça sonne et que je réponds pas ?

    Je regardais Aline, les yeux ronds.

    — Qu’est-ce que ça veut dire, ça ? » arrivais-je à articuler entre mes pâtes chinoises qui m’emplissaient la bouche.

    Elle était dans la même position que moi. Assis par terre, avec des cartons partout dans notre nouvel appartement, l’un d’eux nous servait de table pour ce magnifique repas fait de plats asiatiques à emporter.

    Nous venions d’emménager. Notre premier appartement, à chacun et ensemble. Nos parents nous faisaient entièrement confiance. Même si ma mère m’avait dit à demi mots qu’à son époque, on se mariait avant d’habiter avec sa fiancée.

    Aline n’était pas ma fiancée. Nous étions amis d’enfance. Nous nous connaissions depuis aussi loin que nous avions des souvenirs. Après le bac, nous allions dans la même fac. L’idée de la colocation s’était imposée d’elle-même. Mais il n’y avait rien entre nous. Oh, évidemment, il y avait déjà eu des petits bisous d’enfants quand nous avions dix onze ans mais depuis j’avais pu voir que j’étais plutôt attiré par les garçons que par les filles, aussi jolie que puisse être Aline ou les autres.

    « J’avais pas fini ma phrase ! finit-elle par dire une fois sa série de nouilles avalées. Si tu sonnes en bas et ça répond pas, appelle-moi !

    — Ah ben oui ! Je vais pas rester comme un con à la porte ! »

  • 005 – Reprise des hostilités

    Avec l’envoi vers diverses maisons d’éditions du mon manuscrit de mon premier roman terminé, je suis dans l’attente.
    Et comme il ne faut pas rester trop longtemps sans s’occuper, j’ai décidé de me lancer dans un petit défi : écrire des très courtes nouvelles. Une par jour, toutes dans un univers divers et variés, toutes dans des styles que j’essaierai différents.
    La première phrase m’est imposée par quelqu’un. Comme ça, ça me met immédiatement de la contrainte.

    Moi, qui n’arrive jamais à m’inscrire dans la durée, on va voir combien de temps je peux tenir celui-ci.

  • 004 – Un professeur suspendu !

    Un professeur de 3ème est suspendu pour avoir donné comme sujet à ses élèves d’écrire une dissertation sur le suicide.

    L’article sur Le Monde : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/12/10/anticipation-des-eleves-de-3e-incites-a-imaginer-leur-suicide/

    «Vous venez d’avoir 18 ans. Vous avez décidé d’en finir avec la vie. Votre décision semble irrévocable. Vous décidez dans un dernier élan de livrer les raisons de votre geste. En dressant votre autoportrait, vous décrivez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques événements de votre vie à l’origine de ce sentiment.»

    Et tout la France s’insurge et crie au scandale.
    Et je ne comprends pas pourquoi.

    En quoi donner à réfléchir sur le suicide est-il plus incitatif que de laisser les gamins regarder les infos sur la guerre en Syrie ou en Israël ? ou même regarder des films d’actions où les morts se comptent par dizaine ?

    Réfléchir à un sujet ferait-il passer à l’acte ?

    Si c’est le cas, il faudrait arrêter tous les auteurs de polar qui inventent des meurtres pour mieux les élucider !!
    Sérieusement, est-ce qu’Agatha Christie a tué autant de gens dans la vraie vie que dans ses nombreux romans ? (Et je ne cite qu’elle, parce que celui qui a écrit le Silence des Agneaux, imaginez un peu ! )

    Les abrutis qui hurlent au nom de la bien séance ou de la bonne pensée, se sont-ils réellement posé la question de l’impact sur les élèves ?

    D’après les nombreux articles que j’ai pu lire, aucun d’entre eux ne semble traumatisé.

    Je dirai même plus. Mon avis est que ce genre de sujet peut être bien plus bénéfique que l’on peut croire au prime abord. Oui.

    D’abord parce que celle ou celui qui n’a jamais pensé au se suicider fera un travail créatif pour écrire cette dissertation. Ensuite, si jamais dans l’ensemble des élèves il y avait un, une ou plusieurs d’ente eux qui y pensaient, cette exercice est la meilleure façon de faire ressortir leurs malaises, de parler de ce qui ne va pas sans avoir le regard de quelqu’un qui les juge. Une feuille blanche est des fois le meilleur moyen de se vider la tête. Dans l’esprit de cet élève, le professeur n’aurait pas été une vraie personne qui l’aurait jugé puisque ça n’aurait été que le professeur lisant un devoir, pas un aveu. Mais pour l’élève mal dans sa peau, pouvoir mettre des mots sur ses maux, aurait été la meilleure façon d’amorcer un début de réflexion voire un dialogue.

    Et puis sérieusement, un sujet comme ça serait de l’incitation ? Le gamin lirait le sujet et irait se jeter d’un pont ou sous un train ? Ce sont des ados qui doivent déjà avoir du mal à suivre les ordres de leurs parents. Alors pourquoi iraient-ils écouter un sujet de dissertation ?

    Sérieusement, les biens pensants qui hurlent parce que quelqu’un ose parler de ce sujet, souvenez-vous que le suicide est toujours la solution de ceux qui n’ont pas parlé de leurs problèmes à temps, et qu’au lieu d’avoir peur de ce sujet, en parler et faire réfléchir les gens dessus est le meilleur moyen d’empêcher le passage à l’acte.

    Ce professeur devrait être cité en exemple au lieu d’être mis au piloris !

  • 003 – Pour les gens réguliers

    L’écriture, comme à peu près tout, demande une certaine régularité.
    Pour ma part, si je n’écris pas pendant quelques jours, je risque de ne pas écrire pendant quelques mois, laissant monter en moi une frustration que je mettrai un temps certain à comprendre.

    Pour tous les gens un peu comme ça, une âme charitable a eu la bonne idée de créer un site pour « obliger » chacun à écrire 750 mots par jour.
    Ce site s’appelle très explicitement [750words.com|https://750words.com/|en].

    Il pousse / motive / force (rayez les mentions que vous n’aimez pas) à prendre le temps d’écrire. Ce qu’on ne fait pas forcément quand on a un tant soit peu de vie professionnelle / familiale / sociale (ne rayez rien).

    !!!Points positifs
    !!Les statistiques
    Dans les points sympa, le site apporte un compte de mots (bon, ça c’est toujours le point qui fâche, j’y reviendrai) en direct, il sauvegarde automatiquement toutes 5 ou 10 secondes. Il donne quelques statistiques sympa, comme la vitesse de frappe moyenne, par minute, le temps global qu’il aura fallu pour atteindre le quota, le nombre total de mots écrits depuis l’inscription, le record d’entrée la plus rapide, etc…
    Il y a aussi un nuage de mots montrant les plus utilisés et l’analyse psychologique. Le problème de ce dernier point est que c’est basé sur la langue anglaise, donc peu réaliste quand on écrit en français.

    !!Les badges
    Pour se motiver un peu, le site, à l’instar de nombreux jeux, offre des badges pour montrer qu’on a réussi à tenir depuis un temps certain. 3 jours, 5 jours, 10 jours, 30 jours, 100, 200, 365, 500 jours d’affilés. Oui, d’affilé. Dès qu’on arrête un jour ou qu’on arrive pas à écrire son quota de 750 mots, on retombe au badge de base : l’œuf. On garde les badges déjà gagnés mais ce que voit les autres participants reste le badge correspondant la période de continuité en cours.
    Il y a aussi des badges spéciaux comme celui du hamster pour ceux qui ne sont pas distraits pendant leur frappe (soit pas de pause de plus de 3 minutes), le badge de ceux qui écrivent tôt, ceux qui écrivent tard, les rapides, ceux qui ont écrit plus de 100.000 mots depuis le début, plus de 250.000, plus de 500.000. O_o’ (il faut déjà y arriver)
    Il y en a un un peu spécial. Le badge du NaNoWriMo, qui sanctionne l’écriture d’au moins 50.000 durant un même mois, sans obligation d’être le mois de novembre.

    !!L’historique
    Un des points intéressants est qu’on peut exporter ses textes écrits sur le site en format texte brute. Toujours pratique.

    !!!Les points moins cools.
    !!La perte de status
    Le premier points pas cool, pour moi qui suis régulier comme les dents d’une scie à bois, c’est qu’on perd son badge dès qu’on s’arrête un jour pour repartir à l’état d’œuf. En même temps, ça motive à trouver le temps d’écrire.

    !!Le comptage de mots
    Un autre point négatif est que le comptage de mot se fait de façon peu réelle. En effet, le logiciel de comptage ne se base que sur les espaces. Ce qui veut dire que « C’est-à-dire » ne compte qu’un mot quand « Bonjour ! » en compte 2. Oui, le point d’exclamation tout seul, séparé d’un espace simple (pas insécable) est compté comme un mot.
    Si on veut un compte précis, il ne faut pas espérer grand chose de ce compteur là. Il n’est vraiment qu’un indicateur. Mais c’est lui qui fait fois.

    !!Connexion internet
    Le point négatif le plus ennuyeux est qu’il faut obligatoirement internet. Pas forcément un problème quand on est à la maison, mais dès qu’on est en déplacement, ça peut devenir un vrai problème même si on peut trouver le WiFi de plus en plus facilement partout.

    !!!Conclusion
    [750words.com|https://750words.com/|en] est un très bon site pour se motiver à aligner les mots quand on est facilement absorbé par autre chose (film / série / jeux vidéos / soirées / femmes / drogues/ etc.)

  • 002 – NaNoWriMo Fini ou presque

    Le mois de novembre est effectivement bien terminé. Depuis 5 jours diront certains rabat-joies ou comptables (ou les deux). Et si j’ai délaissé le blog, fraîchement ouvert, c’est parce que j’ai participé au NaNoWriMo, ce concours où la seule chose à gagner c’est la fierté d’avoir réussi à écrire au moins 50.000 mots en 30 jours. Et j’ai gagné. avec presque 57.000 mots.

    Cet exercice est assez difficile et éprouvant. Plus qu’on ne peut l’imaginer au premier abord. Il aspire toute l’imagination, toutes les pensées, toute l’énergie disponible. Il faut avoir une femme aimante ET patiente qui sait que c’est important pour vous et que vous faites ça sérieusement.

    Les trucs pour y arriver

    Ils sont au nombre de 3 (en plus de la femme très aimante et patiente)

    Faire un plan

    L’année dernière, j’avais un plan carré du début à la fin. L’histoire finale avait eu certes quelques changements dus à l’inspiration du moment mais est resté dans le cadre du plan pour être très proche à la fin du plan d’origine.

    Cette année, je n’ai pas eu pris le temps de faire un plan complet et je suis parti avec peut-être un tiers de l’histoire planifiée et une vague idée de la fin et de certains moments forts. Finalement, à chaque fin de scènes un peu mouvementées, je me retrouvais bloqué, sans savoir où vraiment aller pour que l’histoire garde un bon rythme. Un bon plan bien planifié et ça aurait été moins compliqué.

    L’assiduité

    Comme dans un marathon, où s’arrêter rendra la reprise insupportable de douleur, pour le NaNo, il ne faut pas louper un jour d’écriture. Même si ce n’est que pour écrire 150 mots (parce qu’en-dessous ça frise la liste de courses, faut déconner non plus). L’important c’est d’écrire tous les jours sinon après, soit on est en avance et on se repose sur ses lauriers et on tombe dans le piège du lièvre et de la tortue (surtout du lièvre, là), soit on est en retard et on commence à se dire que ça sert plus à rien à ce point de retard. Il faut savoir que j’ai vu certaines et certains participants écrire près de 12.000 mots en 4 ou 5 jours (contre 1.667 mots théoriques) pour boucler l’évènement. C’est aussi parce qu’ils avaient derrière eux des gens pour les motiver.

    La communauté

    Même si le National Novel Writing Month est à l’origine un évènement créé par des Américains pour rester dans le pays, l’idée s’est très rapidement répandue partout dans le monde. Il y a donc une partie du forum consacrée à la France, où s’incruste quelques francophones de pays bilingues mais minoritaires sur leurs forums respectifs (Les Belges wallons et Les Canadiens québécois pour ne pas les citer). Le forum sert à se présenter, raconter un peu tout et n’importe quoi et surtout organiser les rencontres dans le monde réel avec les différents rendez-vous qui existent (la Kick-off pour faire le départ en groupe, les write-in pour se rencontrer et écrire ensemble et la TGIO (thanks God, It’s Over = Dieu merci, c’est fini) pour fêter l’arrivée de décembre et la fin de la souffrance. Il y a, et c’est ce que je préfère, l’IRC, le tchat à plusieurs, où 2 fois par heure par périodes de 15 minutes en général, les volontaires se livrent à ce que l’on appelle des WW, des Word Wars, des guerres de mots. Le but est simple. En 15 minutes, il faut écrire un maximum de mot. À la fin du temps, chacun annonce son score et tout le monde se félicite. Là encore, pas de preuves demandées pour être sûr que le nombre annoncé est vrai. C’est juste de la confiance et puis comme on écrit pour soi, mentir sur ses résultats n’apporte rien. L’ambiance sur les canaux de l’IRC est toujours bon enfant et sympathique. Il y a presque toujours quelqu’un dessus.

    Conclusion

    Bref, le concours du NaNoWriMo est quelque chose de difficile à concilier avec la vie professionnelle et familiale mais quand on finit ce travail titanesque (n’ayons pas peur des mots) on se sent fier de soi (et trèèèèèèès fatigué). Pour ma part, il me reste encore un peu de travail pour terminer l’histoire de ce petit roman avant d’entreprendre des choses autrement plus difficiles : la relecture et la correction (grammaticale et des nombreuses erreurs de détails qui se sont immiscées dans l’histoire pendant le premier jet).

    P.S. : Un dernier truc pour aider à finir, prendre des vacances loin de tout, mais avec une connexion internet.

  • 001 – NaNoWriMo

    Si début novembre évoque pour la plupart les jours qui raccourcissent et les marchés de noël qui s’installent, pour moi, novembre évoque surtout le mélange de la souffrance et du plaisir dans la création.

    Novembre est LE mois de l’écriture avec le National Novel Writing Month, plus connu sous le nom de NaNoWriMo.

    nanowrimo2012

    NaNoWriMo : Gné ?

    Pour les non anglophones, cela signifie Mois National de l’Écriture de Roman. À l’origine cantonné aux seuls États-Unis, la fête, parce que ce n’est en rien une compétition (il n’y a rien à gagner à part de la fierté et de l’expérience), s’est depuis développée par delà le monde connu. Et peut-être inconnu, on sait pas.

    50.000 est, dans les pays anglo-saxons, le nombre à partir duquel, une œuvre écrite prend le nom de roman. Moins, c’est trop court. C’est le nombre de mots qu’il faut atteindre entre le 1er novembre minuit et le 30 novembre 24h00.

    Pour celui qui n’a jamais écrit autrement que pour les cours ou le bureau, le word count, n’aura sûrement jamais un objectif en soi. À vrai dire, ça n’en est pas un même si plus on fait quelque chose, plus il y a de chance de s’améliorer et de le faire bien. En général, le point de repère est le nombre page. Le problème est qu’avec les logiciels, il est possible de changer la taille de la police, l’interlignage, les marges, etc. Impossible donc de comparer le nombre de pages de quelqu’un écrivant en police 9, avec un interlignage simple et ne revenant quasi jamais à la ligne avec quelqu’un écrivant en 14, interlignage double et sautant des lignes à ne plus savoir qu’en faire pour aérer son texte. La seule façon de juger sur la quantité réellement produite est donc bien le comptage du nombre de mots.

    Et pour le NaNoWriMo, l’objectif n’est PAS qualitatif mais bel et bien quantitatif. Et tenir cette mission de noircir les pages virtuelles de son logiciel préféré pendant 30 jours, soit en moyenne 1667 mots, ne permet en général pas de faire du qualitatif.

    <ironie>Facile !</ironie>

    En raison des ennuies du quotidien, femme, enfants, travail, parents, amis, internet, facebook, etc. (choisissez votre ordre de priorité), il est très difficile d’aligner sa moyenne par jour. Alors quand on se jette dans cette aventure, il vaut mieux savoir où on va.

    Je n’ai participé qu’à un seul NaNoWriMo, celui de 2011, que j’ai réussi avec brio malgré les deux petits monstres hurleurs qui venait d’entrer dans ma vie un mois plus tôt.

    La première raison de ce succès a été, je pense, un plan très précis de ce que je voulais écrire. Ce plan a bien évidemment changé en cours d’écriture mais suffisamment peu pour que les grandes lignes soient respectées.

    J’ai aussi dépassé de loin et de nombreuses fois mes horaires habituels de coucher et de réveil. Tout mon temps libre a été pris par cette activité qui m’a, il faut l’avouer, complètement coupé du monde.

    On écrit bien seul mais on écrit mieux à plusieurs

    Coupé du monde, oui et non. S’il est vrai que j’ai donné peu de signe de vie à mes amis de la vrai vie, j’ai quand même eu des contacts sociabilisants avec d’autres personnes atteintes de la même secte, d’autres Nanoteurs (c’est comme ça que ça s’appelle, ce n’est pas sale). Oui, ça ressemble à une secte. Les gens se réunissent sur le net voire en vrai pour parler, écrire, faire des word wars histoire de savoir qui débite le plus de mots en 15 ou 30 minutes. Mais contrairement à une secte, personne ne vous demande d’argent, et l’ambiance y est sympa. En tout cas, sur l’IRC. L’année dernière, j’étais dans un coin trop paumé pour pouvoir rencontrer les gens en vrai.

    Cette communauté francophone (parce qu’évidemment, il n’y a pas que des Français qui participent en parlant français) est très chaleureuse, accueillante et rassurante. Surtout à l’heure du syndrome de la feuille blanche (que j’ai eu la chance de ne pas connaître cette fois-ci, espérons que ça dure). Il y a toujours du monde sur le chan pour papoter, épauler, conseiller.

    Le NaNoWriMo est un véritable marathon scribistique qui, comme un véritable marathon, fait souffrir ceux qui y participent mais les remplit de joie et d’une fierté immense quand on passe la barre d’arrivée. Et après le mois de décembre (le temps qu’il faut pour s’en remettre), on ne demande qu’à recommencer. Ça parait idiot quand on y pense mais c’est on ne peut plus vrai. Donc, cette année en novembre, ne comptez pas trop sur moi.

    PS : pour ceux que ça intéresse, il est toujours temps de s’inscrire à cette adresse :

    www.nanowrimo.org